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Actualités - Chronologie

Le PSNI, tremplin du Hamas vers le pouvoir

Le petit Parti du salut national islamique (PSNI), créé il y a deux ans et demi, se veut le tremplin du mouvement intégriste palestinien Hamas vers le pouvoir. «Il est très probable que le PSNI assume un rôle actif au sein de l’Autorité. Disons-le clairement, notre objectif est le pouvoir», déclare le secrétaire général du parti, M. Yéhya Moussa. Agé de 41 ans, cet enseignant à l’Université islamique de Gaza (7.500 étudiants) est l’un des fondateurs du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), créé au début de l’Intifada, le soulèvement palestinien des territoires occupés (1987-1994). «Le PSNI est la branche politique du Hamas», confirme un dirigeant du mouvement intégriste à Gaza, lsmaïl Abou Chanab. Ce parti a été créé début 1996 pour faire contrepoids à l’Autorité palestinienne de M. Yasser Arafat, sans remettre en cause les autres activités du Hamas, ajoute M. Abou Chanab. Pour le secrétaire général du PSNI, «le mouvement islamique doit sortir des débats théoriques, présenter un plan d’action et être rationnel». «Nous sommes le premier parti de la mouvance islamique à présenter un programme politique», ajoute M. Moussa. Il se félicite que son parti ait pu rassembler 2.000 femmes lors d’un congrès à Gaza, il y a deux mois. «Nous favorisons l’action des femmes, nous coopérons avec toutes les organisations et nous avons présenté plusieurs études élaborées sur la promotion de la femme», assure-t-il. Selon lui, le PSNI compte près de 4.000 adhérents, contre 2.000 lors de sa fondation il y a deux ans et demi. Il a d’abord bénéficié de subventions de l’Autorité palestinienne, pour un montant total de 100.000 dollars, mais aujourd’hui, il s’autofinance grâce aux cotisations de ses membres. Ses relations avec l’Autorité autonome de M. Arafat sont ambiguës: il est reconnu et publie un hebdomadaire, al-Rissala (le Message), tout en se disant l’objet de vexations et de poursuites. Le PSNI est surtout actif dans les milieux scolaires et féminins, laissant au Hamas le monopole des syndicats et des universités. Malgré son affirmation de vouloir participer au pouvoir, le PSNI a refusé de se joindre au nouveau cabinet formé en juillet par M. Arafat. «L’Autorité a sollicité le Hamas et proposé deux ministères au PSNI», indique M. Abou Chanab. «Nous avons refusé, comme d’habitude, une participation liée aux accords sur l’autonomie, le PSNI a refusé pour d’autres raisons», ajoute-t-il, sans plus de précisions. Signe de la complexité des liens entre le mouvement intégriste, qui a revendiqué la plupart des attentats anti-israéliens de ces dernières années, et l’Autorité autonome palestinienne signataire des accords de paix avec Israël, le guide spirituel du Hamas, cheikh Ahmad Yassine, affirme que «le Hamas n’a rien à voir avec le PSNI». «Le Hamas suit clairement son chemin, alors que le PSNI fait partie de l’échiquier politique et a été reconnu par l’Autorité», ajoute cheikh Yassine, tout en reconnaissant que si le petit parti «peut participer au pouvoir, ce sera tant mieux».
Le petit Parti du salut national islamique (PSNI), créé il y a deux ans et demi, se veut le tremplin du mouvement intégriste palestinien Hamas vers le pouvoir. «Il est très probable que le PSNI assume un rôle actif au sein de l’Autorité. Disons-le clairement, notre objectif est le pouvoir», déclare le secrétaire général du parti, M. Yéhya Moussa. Agé de 41 ans, cet enseignant à l’Université islamique de Gaza (7.500 étudiants) est l’un des fondateurs du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), créé au début de l’Intifada, le soulèvement palestinien des territoires occupés (1987-1994). «Le PSNI est la branche politique du Hamas», confirme un dirigeant du mouvement intégriste à Gaza, lsmaïl Abou Chanab. Ce parti a été créé début 1996 pour faire contrepoids à l’Autorité palestinienne de M....