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Actualités - Communiques Et Declarations

Ankara rassure l'Irak sur ses projets hydrauliques

L’Irak n’a aucune raison d’être inquiet des projets hydrauliques turcs, a estimé vendredi un ministre turc, appelant Bagdad à coopérer avec la Turquie au lieu d’entraver ses projets. «J’appelle l’Irak à coordonner ses efforts avec les nôtres au lieu d’entraver nos travaux de construction de barrages», a dit lors d’un point de presse le ministre d’Etat, Salih Yldirim, chargé d’un projet ambitieux d’irrigation et de production énergétique de l’Anatolie du sud-est (GAP). Le GAP, d’un coût global de 32 milliards de dollars, provoque l’irritation de la Syrie et de l’Irak, qui craignent les conséquences sur leur économie et accusent la Turquie de leur rationner l’eau. «L’Irak nous accuse de ne pas être ouverts au dialogue, ce n’est pas vrai (...). Le GAP n’est pas un projet stratégique, il est purement humanitaire», a affirmé M. Yildirim. Jeudi, le ministre irakien de l’Irrigation, Mahmoud Diab Ahmad, avait déclaré que son pays envisageait de recourir à la justice pour empêcher la Turquie de retenir les eaux de l’Euphrate en construisant des barrages sur ce fleuve. Le ministre turc a cependant affirmé qu’un «dialogue étroit» était en cours avec la Syrie et l’Irak concernant les eaux de l’Euphrate et du Tigre. Damas reproche aussi à Ankara de lui rationner l’eau en construisant des barrages sur l’Euphrate, qui arrose également la Syrie, dans le cadre du GAP. La Turquie répond qu’elle laisse passer des quantités d’eau suffisantes pour les besoins de la Syrie. «La Syrie n’utilise pas l’eau d’une manière rationnelle, elle devrait pouvoir contenir l’eau de l’Euphrate dans des réservoirs», a ajouté M. Yildirim. La Turquie a pratiquement réalisé près de la moitié de ce programme qui prévoit 22 barrages et 19 centrales hydro-électriques, pour redonner de l’eau et de la vie à la plaine de la haute Mésopotamie. L’achèvement du projet, qui était prévu pour 2005, a été reporté à 2010 en raison de problèmes de financement. (AFP)
L’Irak n’a aucune raison d’être inquiet des projets hydrauliques turcs, a estimé vendredi un ministre turc, appelant Bagdad à coopérer avec la Turquie au lieu d’entraver ses projets. «J’appelle l’Irak à coordonner ses efforts avec les nôtres au lieu d’entraver nos travaux de construction de barrages», a dit lors d’un point de presse le ministre d’Etat, Salih Yldirim, chargé d’un projet ambitieux d’irrigation et de production énergétique de l’Anatolie du sud-est (GAP). Le GAP, d’un coût global de 32 milliards de dollars, provoque l’irritation de la Syrie et de l’Irak, qui craignent les conséquences sur leur économie et accusent la Turquie de leur rationner l’eau. «L’Irak nous accuse de ne pas être ouverts au dialogue, ce n’est pas vrai (...). Le GAP n’est pas un projet stratégique, il...