L'Occident cherche à diviser la Turquie, accuse Demirel
le 24 août 1998 à 00h00
Le président turc Suleyman Demirel a accusé les pays occidentaux de chercher à diviser la Turquie en voulant ranimer un traité postérieur à la Première Guerre mondiale prévoyant de créer un Etat kurde sur le territoire turc, dans un entretien publié par le quotidien «Milliyet». «Dans certains pays occidentaux, on a tendance à considérer le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, séparatistes kurdes de Turquie) comme une organisation qui mène une lutte d’indépendance (..). On veut ranimer le traité de Sèvres», a indiqué M. Demirel, selon «Milliyet». Le traité de Sèvres signé en août 1920 entre les vainqueurs de la guerre et l’empire ottoman prévoyait la création d’un Etat kurde dans le sud-est, tandis que la Grèce devait obtenir la côte de la mer Egée et qu’Istanbul devait être placé sous le contrôle des alliés occidentaux. Mais menant une guerre de libération, Mustafa Kemal Ataturk, qui créa plus tard la République turque, obtint au traité de Lausanne en juillet 1923 la modification des clauses du traité de Sèvres. «Ces pays (occidentaux), dont l’Allemagne, pensent que le peuple kurde doit avoir un Etat et présentent en quelque sorte le PKK comme une organisation qui lutte pour lever sur les Kurdes le joug des Etats où ils vivent» (Turquie, Syrie, Irak et Iran), a précisé M. Demirel. Le président turc a, dans le passé, accusé les pays de l’Union européenne (UE), de vouloir ranimer le traité de Sèvres, notamment à la suite de l’exclusion de la Turquie, des plans, d’élargissement de l’UE à son sommet de Luxembourg, en décembre dernier. Ankara avait alors tenu Bonn pour principale responsable de son exclusion par l’UE. A la suite des attentats en 1993, le PKK avait été déclaré «organisation terroriste» en Allemagne. Depuis une décision du procureur fédéral allemand en janvier, le PKK est simplement considéré comme une organisation «criminelle», tout en restant interdit. Le PKK mène une rébellion armée contre Ankara depuis 1984 pour créer un Etat kurde indépendant dans le sud-est anatolien situé à la frontière avec la Syrie, l’Irak et l’Iran. Les violences liées à cette rébellion l’ont fait plus de 30.000 morts. (AFP)
Le président turc Suleyman Demirel a accusé les pays occidentaux de chercher à diviser la Turquie en voulant ranimer un traité postérieur à la Première Guerre mondiale prévoyant de créer un Etat kurde sur le territoire turc, dans un entretien publié par le quotidien «Milliyet». «Dans certains pays occidentaux, on a tendance à considérer le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, séparatistes kurdes de Turquie) comme une organisation qui mène une lutte d’indépendance (..). On veut ranimer le traité de Sèvres», a indiqué M. Demirel, selon «Milliyet». Le traité de Sèvres signé en août 1920 entre les vainqueurs de la guerre et l’empire ottoman prévoyait la création d’un Etat kurde dans le sud-est, tandis que la Grèce devait obtenir la côte de la mer Egée et qu’Istanbul devait être placé sous le...
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