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Actualités - Chronologie

Ben Laden appelle à la guerre sainte contre les USA

Le milliardaire islamiste exilé, Oussama Ben Laden, a lancé un appel à la guerre sainte contre les Etats-Unis aux musulmans à travers le monde, selon un de ses porte-parole, cité par l’agence américaine Knight Ridder. Ben Laden a rendu publique une série de communiqués rédigés en arabe demandant aux musulmans de prendre les armes contre les Etats-Unis et les régimes arabes alliés à Washington, d’attaquer les ambassades américaines et de boycotter les produits américains, a indiqué le cheikh Omar Barkri, dans une interview téléphonique exclusive depuis Londres. Le porte-parole a par ailleurs revendiqué — pour la première fois — la responsabilité de Ben Laden dans des attentats anti-américains en Arabie Séoudite. «Nous avons commis des attentats contre les forces américaines en Arabie Séoudite. Nous l’admettons», a déclaré M. Barkri, sans préciser lesquels. Le plus sanglant d’entre eux, le 25 juin 1996, avait tué 19 Américains et fait 386 blessés après l’explosion d’une bombe de deux tonnes, dissimulée dans un camion garé devant la base militaire séoudienne de Khobar, près de Dahran. Ses commanditaires étaient restés jusque-là, officiellement, mystérieux. Auparavant, le 13 novembre 1995, une voiture piégée avait explosé à Ryad devant un bâtiment de la Garde nationale séoudienne. Cinq Américains et deux Indiens avaient été tués et plus d’une soixantaine de personnes blessées. Mais le porte-parole a démenti que Ben Laden ait été «le cerveau» des récents attentats au Kenya et en Tanzanie: «Il (les) approuve, il n’en a pas donné l’ordre», a-t-il déclaré. M. Barkri, qui s’est présenté comme étant membre du Front Islamique International, basé à Londres, a précisé que son rôle au sein de cette organisation était de fournir un soutien financier à Ben Laden et de lui servir de porte-parole. Ben Laden, un Séoudien déchu de sa nationalité, va maintenant se rendre de pays en pays pour éviter sa capture, a poursuivi le porte-parole, qui a assuré que le milliardaire intégriste était toujours vivant après les représailles américaines en Afghanistan et au Soudan. Ben Laden s’attendait à une attaque américaine et se cachait depuis un mois «à la frontière, près du Pakistan», a encore indiqué Omar Barkri. La Maison-Blanche a entre-temps demandé au département du Trésor de «bloquer toutes les transactions financières» entre le groupe du milliardaire intégriste et des compagnies américaines et demandera à d’autres gouvernements de faire de même. Dans son allocution hebdomadaire radiodiffusée depuis son lieu de vacances, l’île de Martha’s Vineyard, dans le Massachusetts, le président, Bill Clinton, a indiqué que les Etats-Unis ne permettront pas qu’il soit «donné sanctuaire au terrorisme, ni aux terroristes et à leur argent». Le président américains a précisé qu’il avait signé un ordre auprès du département du Trésor pour que le nom de Ben Laden soit ajouté à la liste de groupes terroristes établie en 1995 et interdisant tout lien financier avec les Etats-Unis. Un «trésor de guerre» de 300 millions de dollars Je n’en reste pas moins qu’Oussama Ben Laden fait transiter par des banques londoniennes des dizaines de milliers de livres destinés à ses sympathisants. Ben Laden, dont la fortune atteindrait 240 millions de dollars, a acheminé du Pakistan et d’Afghanistan des «dizaines de milliers» de livres vers la Grande-Bretagne, où l’argent a été utilisé pour financer au moins deux groupes séoudiens d’opposition basés à Londres, affirme le «Sunday Times». Selon le «Sunday Times», le FBI (Bureau de la sûreté fédérale américaine) enquête sur la manière dont Ben Laden parvient à soutenir financièrement ses sympathisants aux Etats-Unis via la Grande-Bretagne. La loi britannique permet le gel des comptes bancaires seulement s’ils sont liés au terrorisme nord-irlandais mais, selon le journal, le gouvernement de Londres pourrait décider d’étendre cette législation aux comptes bancaires d’autres organisations terroristes. Des experts américains affirment quant à eux qu’Oussama Ben Laden aurait amassé un «trésor de guerre» personnel d’environ 300 millions de dollars. Cette estimation est corroborée par Keneth Katzman, ancien agent de la CIA, ainsi que par un autre responsable des services américains de renseignement souhaitant conserver l’anonymat. Le gros de la fortune de cet ancien croisé de l’anti-communisme reconverti dans l’islamisme militant contre l’Occident provient de l’héritage familial. Mais une série d’affaires juteuses qu’il possède au Soudan lui rapporterait des revenus supplémentaires plus que confortables. Ces fonds, dissimulés dans une nébuleuse complexe d’institutions islamiques, lui ont permis de tisser des réseaux internationaux de militants islamistes armés, notamment au Soudan et dans les montagnes de l’Afghanistan. Du Soudan à l’Afghanistan en passant par Manille «Il a hérité de la fortune familiale mais comme il s’est fâché avec le gouvernement, il a touché l’argent et s’en est allé pour en investir une bonne partie», estime Katzman. Il placera ainsi une partie de son argent en Europe et achètera avec le restant des affaires au Soudan, dont le groupe de BTP Al Hijrah, une banque islamique, une société d’import-export et une grande entreprise de produits agricoles. En mai 1996, le régime militaro-islamiste de Khartoum le chasse, en grande partie à la demande des Etats-Unis et en raison des menaces de sanctions brandies par l’ONU pour son rôle présumé dans la tentative d’assassinat contre le président égyptien Hosni Moubarak en 1995 à Addis-Abeba. En l’espace d’un mois, il trouve refuge en Afghanistan tandis que paradoxalement, ses intérêts au Soudan ne pâtissent guère de son départ. Pour Katzman, les affirmations de la presse selon lesquelles Ben Laden aurait bâti sa fortune sur le trafic d’armes ont toutes les chances d’être fausses. Oussama Ben Laden se rendrait aussi fréquemment aux Philippines et l’une de ses épouses est une Philippine musulmane. Le journal «Philippine Daily Inquirer», qui cite des sources de renseignement, écrit que Ben Laden est un «visiteur fréquent aux Philippines, en particulier à Mindanao», la principale île du sud de l’archipel où vit la minorité musulmane du pays. En réponse aux affirmations du journal, le porte-parole de la présidence philippine, Jerry Barican, a affirmé que le gouvernement ne s’exprimait pas sur «les problèmes de renseignement et sur la sécurité nationale». Le journal affirme également que le milliardaire séoudien exilé en Afghanistan aurait des liens avec Ramzi Yousef, le responsable de l’attentat à New York du World Trade Center en 1993. Selon les sources citées par le journal, Ben Laden aurait financé l’entraînement des rebelles séparatistes musulmans du Front Moro Islamique de Libération (MILF), qui demande la création d’un Etat musulman indépendant dans le sud des Philippines. Un adjoint en Suisse D’autre part, le bras droit d’Oussama Ben Laden, un médecin égyptien du nom d’Ayman Zawhari, disposerait d’un faux passeport helvétique et pourrait se cacher en Suisse, a rapporté l’hebdomadaire populaire alémanique «Sonntags Blick». Le journal affirme que l’homme âgé de 47 ans est depuis quinze ans l’adjoint du chef du réseau Ben Laden. Il aurait participé à l’attentat contre le président égyptien Anouar el-Sadate et à différents attentats contre des touristes en Egypte, dont le massacre de Louxor.
Le milliardaire islamiste exilé, Oussama Ben Laden, a lancé un appel à la guerre sainte contre les Etats-Unis aux musulmans à travers le monde, selon un de ses porte-parole, cité par l’agence américaine Knight Ridder. Ben Laden a rendu publique une série de communiqués rédigés en arabe demandant aux musulmans de prendre les armes contre les Etats-Unis et les régimes arabes alliés à Washington, d’attaquer les ambassades américaines et de boycotter les produits américains, a indiqué le cheikh Omar Barkri, dans une interview téléphonique exclusive depuis Londres. Le porte-parole a par ailleurs revendiqué — pour la première fois — la responsabilité de Ben Laden dans des attentats anti-américains en Arabie Séoudite. «Nous avons commis des attentats contre les forces américaines en Arabie Séoudite. Nous...