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Actualités - Chronologie

La folie de l'été italien s'appelle Valerio, "il tormentone"

Personne ne l’a jamais vu, mais son nom est sur toutes les lèvres, sur les plages, dans les discothèques et tous les lieux à la mode d’Italie, on appelle... Valerio. Cette lubie a commencé en juin dernier dans les stations balnéaires de Rimini et de de Riccione (nord-ouest de l’Italie), lieux habituels de villégiature de milliers de touristes, quand des jeunes ont commencé à crier sur tous les tons et aussi souvent qu’ils le pouvaient: «Valerioooo!» Ce jeu s’est rapidement étendu dans toute la Péninsule et il est habituel désormais d’entendre crier ce prénom à n’importe quelle heure et n’importe où. Un petit groupe de gens crie: «Valerio» et aussitôt un autre groupe répond «Valerio», ainsi de suite, indéfiniment. Valerio est devenu une vedette nationale. La télévision a consacré des reportages à ce phénomène et un quotidien, II resto del Carlino, a installé un numéro vert pour recueillir des informations sur «l’homme de l’été». Pas moins de 50 versions, garanties à chaque fois véridiques, sont arrivées à ce quotidien de Bologne (nord). Un technicien d’une radio privée, Valerio Obert, 30 ans, a expliqué dans le «Corriere della Sera» et sur la chaîne de télévision Canale Cinque qu’il était l’authentique Valerio. Selon lui, le phénomène, «il tormentone» comme l’appelle la presse italienne, est né au cours d’un concert de la vedette de rock italienne Vasco Rossi, à Imola (nord), le 20 juin dernier. «Je devais installer une banderole du nom de ma radio à 30 mètres au-dessus de la scène, a expliqué M. Obert, et mes collègues hurlaient mon nom pour me donner les instructions». Les 120.000 spectateurs ont repris en chœur, et voilà...», a-t-il dit. Cette version semble la plus plausible, mais il existe d’autres témoignages. Valerio Galeasso, 23 ans, a raconté que le phénomène a vu le jour sur le circuit d’Imola, quand des amis le cherchaient et criaient son nom à tue-tête, une vedette de la télévision. Valerio Merola, compromis il y a deux ans pour avoir eu des relations sexuelles avec des mineures, a expliqué que le 4 août dernier, il était poursuivi par les ardeurs d’une jeune femme de 19 ans qui le harcelait et criait son nom dans un hôtel de Rimini. Une télévision privée a récemment commandé un sondage en direct sur Valerio. selon cette enquête, sans aucun fondement scientifique, 18% des gens pensent que Valerio est M. Obert, 38% affirment que Valerio est «l’amant de Hillary Clinton» et un peu plus soutiennent que c’est «le prochain amant de Monica Lewinsky». Avant qu’«il tormentone» s’évanouisse comme il est apparu, des sociologues ont commencé à étudier le phénomène Valerio et ont souligné dans la presse qu’il s’agissait «du premier exemple de tube de l’été dont l’origine ne revient ni à la télévision ni à la publicité, mais aux gens eux-mêmes» (AFP).
Personne ne l’a jamais vu, mais son nom est sur toutes les lèvres, sur les plages, dans les discothèques et tous les lieux à la mode d’Italie, on appelle... Valerio. Cette lubie a commencé en juin dernier dans les stations balnéaires de Rimini et de de Riccione (nord-ouest de l’Italie), lieux habituels de villégiature de milliers de touristes, quand des jeunes ont commencé à crier sur tous les tons et aussi souvent qu’ils le pouvaient: «Valerioooo!» Ce jeu s’est rapidement étendu dans toute la Péninsule et il est habituel désormais d’entendre crier ce prénom à n’importe quelle heure et n’importe où. Un petit groupe de gens crie: «Valerio» et aussitôt un autre groupe répond «Valerio», ainsi de suite, indéfiniment. Valerio est devenu une vedette nationale. La télévision a consacré des reportages...