Seul reste intact le coffre-fort de la Banque (photo)
le 14 août 1998 à 00h00
De l’immeuble «Gateway House», mitoyen de l’ambassade américaine à Nairobi, il ne reste que quelques pans de murs, une cage d’escalier, et l’énorme coffre d’une banque, seul objet épargné par l’attentat de vendredi dernier. Les secouristes ont déblayé les décombres, dans l’espoir de retrouver un dernier survivant, mais ils n’ont sorti que 24 cadavres des restes de cet immeuble de quatre étages qui abritait notamment la banque Ufundi et une école de secrétariat. Les opérations de secours proprement dites sont terminées. Quelques volontaires de la Croix-Rouge continuent à déblayer des gravats, tandis que des soldats kenyans gardent, l’arme au poing, le coffre de la banque. Les lieux sont nettoyés en prévision d’un dépôt de gerbes, qui a eu lieu, en présence des sauveteurs israéliens, américains, français et kenyans. Les yeux rougis par la fatigue, ceux qui ont travaillé toute la nuit quittent un à un le site. Volontaires kenyans de la Croix-Rouge et secouristes israéliens et français, qui ont passé trois ou quatre jours côte à côte dans les décombres, échangent leurs adresses. «Cette tragédie a montré une énorme solidarité parmi les Kenyans», estime Ephraïm Kassayo, secrétaire général de la Croix-Rouge kenyane. Trois cents volontaires venus de tout le Kenya ont participé aux secours, affirme-t-il. «Ce drame a rassemblé des personnes de toutes les cultures, de toutes les couleurs, de tous les peuples», ajoute-t-il. «Des personnes qui avaient toujours été ennemis sont venus ensemble ici». Et les volontaires de commenter la visite, lundi, du président Moi et de quatre leaders de l’opposition, «unis dans la douleur», comme le titre «The East African Standard». Pourtant, malgré le «réconfort» donné par cette solidarité, le découragement et la tristesse envahissent les sauveteurs, qui ont fouillé les ruines avec l’énergie du désespoir pour tenter de retrouver quelqu’un en vie. «C’est très très triste, jusqu’au dernier moment, nous avions toujours de l’espoir», raconte, des sanglots dans la voix, Farid Abdulkadir, chargé d’organiser le travail des volontaires. (AFP)
De l’immeuble «Gateway House», mitoyen de l’ambassade américaine à Nairobi, il ne reste que quelques pans de murs, une cage d’escalier, et l’énorme coffre d’une banque, seul objet épargné par l’attentat de vendredi dernier. Les secouristes ont déblayé les décombres, dans l’espoir de retrouver un dernier survivant, mais ils n’ont sorti que 24 cadavres des restes de cet immeuble de quatre étages qui abritait notamment la banque Ufundi et une école de secrétariat. Les opérations de secours proprement dites sont terminées. Quelques volontaires de la Croix-Rouge continuent à déblayer des gravats, tandis que des soldats kenyans gardent, l’arme au poing, le coffre de la banque. Les lieux sont nettoyés en prévision d’un dépôt de gerbes, qui a eu lieu, en présence des sauveteurs israéliens, américains,...
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