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Actualités - Chronologie

Congo : la rebéllion renforce sa pression au sud-ouest de Kinshasa

Les rebelles congolais ont accentué leur pression militaire dans le sud-ouest de Kinshasa, en continuant à débarquer des équipements militaires sur la base de Kitona, située à 500 kilomètres de la capitale de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre). Sur le plan diplomatique, une commission régionale créée par sept dirigeants d’Afrique centrale et orientale tente de déterminer si le Rwanda et l’Ouganda interviennent militairement en RDC, comme l’affirme Kinshasa. Selon des témoins en provenance de la ville pétrolière de Moanda, sur l’océan Atlantique, des troupes rebelles comprenant des «officiers rwandais» débarquent depuis une semaine «au rythme de trois à quatre avions-cargos par jour, sur la base de Kitona», sous contrôle de la rébellion depuis le 5 août. Tout près de là, les troupes angolaises stationnées dans l’enclave pétrolière de Cabinda ont été mises en état d’alerte, le gouverneur de Cabinda estimant que le conflit en RD Congo pourrait affecter ce territoire angolais. La situation demeure confuse dans la ville de Boma, à 400 kilomètres au sud-ouest de Kinshasa, que les rebelles et les forces gouvernementales affirment contrôler. La rébellion a annoncé aussi la prise imminente de Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo situé 50 kilomètres plus à l’est, vers Kinshasa. De Goma, chef-lieu du Nord-Kivu (est) qu’ils contrôlent, les rebelles banyamulenges (Congolais tutsis d’origine rwandaise) ont annoncé qu’ils préparaient une offensive sur Kinshasa. Le ministre de l’Information de la RDC, Didier Mumengi, avait assuré que les troupes congolaises avaient encerclé les rebelles autour du triangle de Kitona — Moanda — Banana, pour les repousser vers le littoral. Kinshasa n’a pas reconnu formellement la chute de ces trois localités aux mains des rebelles. Collège politique Le ministre des Affaires foncières, Anatole Bishikwabo, a affirmé quant à lui que les troupes de Kinshasa avaient repris le contrôle de l’aéroport de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, d’Uvira plus au sud ainsi que de la plaine de la Ruzizi, frontalière avec le Burundi, avec le soutien des milices tribales Maï-Maï traditionnellement hostiles à la présence des Tutsis dans le Kivu. Ces conquêtes n’ont pas été confirmées de source indépendante. Elles ont été démenties par les rebelles qui affirment en outre bénéficier du soutien des Maï-Maï. A Kinshasa, les médias officiels font l’amalgame entre «envahisseurs rwandais» et rebelles banyamulenges, suite aux accusations du président Laurent-Désiré Kabila rendant le Rwanda et l’Ouganda responsables d’une «invasion étrangère». La commission régionale, composée de représentants de la Zambie, de la Tanzanie, de la Namibie et du Zimbabwe et chargée de vérifier le bien-fondé de cette accusation, a commencé ses travaux mercredi. Le ministre zambien des Affaires présidentielles, Erick Chiluamba, reçu à Kinshasa par le président congolais, a déclaré que «des contacts sont très avancés au haut niveau», mais n’a pas précisé si les autorités congolaises lui avaient remis des «preuves» d’implication du Rwanda et de l’Ouganda dans le conflit, preuves que M. Kabila affirme détenir. «Nous avons des photos qui prouvent que les troupes rwandaises sont présentes dans notre pays», avait dit le président Kabila. Au Nord-Kivu sous contrôle rebelle, la frontière avec le Rwanda a été rouverte à hauteur de Goma, chef-lieu de cette province, et la ville rwandaise de Gisenyi. La frontière avait été fermée le 2 août, après le déclenchement dans les provinces du nord et sud Kivu, de l’insurrection d’une partie de l’armée congolaise contre le régime du président Kabila. Neuf dirigeants de la rébellion, formant un «collège politique», se sont présentés à la presse à Goma affirmant que leur rébellion n’est pas «une révolution venue de l’étranger, mais la révolution des Congolais». (AFP)
Les rebelles congolais ont accentué leur pression militaire dans le sud-ouest de Kinshasa, en continuant à débarquer des équipements militaires sur la base de Kitona, située à 500 kilomètres de la capitale de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre). Sur le plan diplomatique, une commission régionale créée par sept dirigeants d’Afrique centrale et orientale tente de déterminer si le Rwanda et l’Ouganda interviennent militairement en RDC, comme l’affirme Kinshasa. Selon des témoins en provenance de la ville pétrolière de Moanda, sur l’océan Atlantique, des troupes rebelles comprenant des «officiers rwandais» débarquent depuis une semaine «au rythme de trois à quatre avions-cargos par jour, sur la base de Kitona», sous contrôle de la rébellion depuis le 5 août. Tout près de là, les troupes...