Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Tour du monde en ballon : première étape franchie avec succès

L’aéronaute américain Steve Fossett a franchi au large de l’Afrique du Sud le premier obstacle de sa quatrième tentative de tour du monde sans escale en ballon en réalisant, à bord de son «Solo Spirit», la première traversée de l’Atlantique Sud de l’histoire du plus léger que l’air. Parti vendredi soir de Mendoza (Argentine), au pied de la Cordillère des Andes, Steve Fossett a dépassé mardi à 18h48 GMT l’extrême pointe du continent africain en croisant à 240 km (150 miles) au sud de la ville du Cap et filait bon train en direction de l’océan Indien, a indiqué un porte-parole de son équipe au sol, Eric Young. En à peine quatre jours d’un vol presque sans histoire, l’Américain a d’ores et déjà franchi la barre des 9.600 km (6.015 miles) parcourus, mieux que les 9.300 km (5.802 miles) franchis dans la douleur lors de sa précédente tentative de tour du monde en janvier dernier. «Il est sur la bonne voie et à peu près dans les temps», s’est félicité Jim Mitchell, l’un des responsables du centre de contrôle du vol basé à l’université Washington de Saint-Louis (Missouri). «Il a accompli 30% de son vol et, jusque-là, il semble que le ballon fonctionne bien et (que) Steve soit en bonne forme», a dit M. Mitchell, interrogé par téléphone. A l’inverse de son précédent vol, où il avait terriblement souffert du froid dans son étroite nacelle sans chauffage perchée à plus de 8.000 m au-dessus du sol, l’aéronaute américain semble cette fois voyager dans de meilleures conditions. Météo favorable, mais… «Il n’a pas beaucoup dormi la nuit dernière (mais) il vit dans des conditions confortables» avec une température de 15 degrés Celsius (60 degrés Fahrenheit), a indiqué Jim Mitchell. Malgré ce parcours sans faute et l’appui d’une météo plutôt favorable, la partie est encore loin d’être gagnée, ont souligné les responsables du vol. «Il a une bonne chance d’y arriver», a estimé M. Mitchell. «Nous sommes dans les temps, mais il reste encore deux grands océans devant nous». Steve Fossett doit en effet conduire sa monture au-dessus de l’océan Indien en direction de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, qui constituent ses dernières chances de pouvoir se poser sur la terre ferme avant d’entamer l’interminable traversée du Pacifique Sud, un territoire encore inviolé en ballon, en direction de l’Amérique du Sud. «Au-dessus de l’Australie, on verra la forme du pilote et du ballon, l’état des réserves d’oxygène et de propane avant de prendre la décision ou non de s’attaquer au Pacifique», a expliqué Jim Mitchell. «Ça ne sera pas facile, ça va devenir la véritable aventure que tout le monde attendait». La première traversée de l’Atlantique Sud réalisée mardi par Steve Fossett intervient presque vingt ans jour pour jour après la première traversée en ballon de l’Atlantique Nord, le 17 août 1978 entre les côtes du Maine (Etats-Unis) et la France, par le «Double Eagle II» des Américains Ben Abruzzo, Maxie Anderson et Larry Newman. C’est la première fois que l’aéronaute américain emprunte l’hémisphère sud. Pour ses trois précédentes tentatives manquées, ce courtier en bourse multimillionnaire de 54 ans avait parcouru l’hémisphère nord, mais avait été contraint de modifier sa route pour contourner la Libye, qui tardait à l’autoriser à franchir son espace aérien. (AFP)
L’aéronaute américain Steve Fossett a franchi au large de l’Afrique du Sud le premier obstacle de sa quatrième tentative de tour du monde sans escale en ballon en réalisant, à bord de son «Solo Spirit», la première traversée de l’Atlantique Sud de l’histoire du plus léger que l’air. Parti vendredi soir de Mendoza (Argentine), au pied de la Cordillère des Andes, Steve Fossett a dépassé mardi à 18h48 GMT l’extrême pointe du continent africain en croisant à 240 km (150 miles) au sud de la ville du Cap et filait bon train en direction de l’océan Indien, a indiqué un porte-parole de son équipe au sol, Eric Young. En à peine quatre jours d’un vol presque sans histoire, l’Américain a d’ores et déjà franchi la barre des 9.600 km (6.015 miles) parcourus, mieux que les 9.300 km (5.802 miles) franchis dans...