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Actualités - Chronologie

La rebéllion affirme se rapprocher de Kinshasa

La rébellion congolaise a affirmé hier se rapprocher de la capitale Kinshasa alors que le gouvernement du président Laurent-Désiré Kabila accusait à nouveau le Rwanda et l’Ouganda d’être à l’origine d’une «agression» contre la République démocratique du Congo (RDC). «Certaines de nos troupes ne sont qu’à 45 km de Kinshasa», a déclaré un des chefs de la rébellion, le commandant Emile Michial, lors d’une conférence de presse tenue à Goma, chef lieu du nord-Kivu. «Nous avons des unités à Kasanguru à l’ouest de la capitale de RDC», a-t-il ajouté. Au cours de cette même conférence de presse, le chef militaire de la rébellion, le commandant Jean-Pierre Ondekane, a expliqué qu’il ne voulait pas de «guerre d’usure» et pour cela voulait que «ça aille vite» parce que «nous ne voulons pas que les Congolais souffrent encore». «Nous contrôlons l’ensemble de la province du Kivu», a déclaré le général Ondekane, démentant les affirmations de Kinshasa mardi matin sur un débarquement de forces fidèles au président Kabila, dans le port de Baraka (sud-Kivu). Les rebelles ont affirmé être sur le point de prendre la ville de Matadi, située à 377 km au sud-ouest de Kinshasa. D’autres informations contradictoires ont été recueillies sur la chute de la ville de Boma, située à 400 km au sud-ouest de Kinshasa. Des sources pétrolières à Pointe-Noire (Congo-Brazzaville) avaient annoncé la chute de Boma, ce que les rebelles ont confirmé. De son côté, le gouvernement congolais, après avoir apporté un démenti catégorique dans la matinée, a déclaré que «Boma était en train d’être contrôlée» par les forces fidèles au président Kabila, sans toutefois préciser si la ville avait été prise auparavant par les rebelles. La présidence congolaise a démenti «formellement» la chute de Boma. Le ministre congolais de l’Intérieur, Gaëtan Kakudji, a indiqué que les forces gouvernementales avaient encerclé la base militaire de Kitone et la cité pétrolière de Moanda. Jusqu’à présent, les autorités congolaises n’ont jamais reconnu la perte de ces localités. Depuis le début de leur soulèvement, le 2 août dernier, les Banyamulenge, Congolais tutsis d’origine rwandaise, se sont emparés à l’est des villes stratégiques de Goma, Bukavu et Uvira. «Agression extérieure» A l’ouest de la RDC, ils ont pris la base militaire de Kitona, le port de Banana et la cité pétrolière de Moanda dans la province du Bas-Congo, frontalière du Congo-Brazzaville et de l’Angola. La chute de ces trois villes, démentie par Kinshasa, a été confirmée de sources pétrolières et diplomatiques. Les autorités congolaises n’admettent pas le caractère uniquement national de la rébellion des Banyamulenge et accusent d’agression le Rwanda et l’Ouganda, ce que Kigali et Kampala nient formellement. Une délégation de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), après avoir entendu de plusieurs ministres congolais que le départ des «troupes» rwandaises et ougandaises était un préalable à toute négociation, devait visiter le Rwanda, l’Ouganda, la Tanzanie et le Zimbabwe. Le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement, Didier Mumengi, a estimé qu’en acceptant de se rendre à Kigali et à Kampala, l’OUA admet «implicitement l’agression extérieure» contre la RDC. Le chef de cette mission de l’OUA, l’ambassadeur Mamadou Bâ, interrogé par la presse à l’issue d’un entretien mardi à Kinshasa avec le ministre congolais de l’Intérieur, s’est engagé à demander au Rwanda de «respecter les principes d’intangibilité et d’inviolabilité des frontières» héritées de la colonisation. Tout en s’abstenant de pointer un doigt accusateur, l’Union européenne s’est déclaré «très préoccupée par des informations concernant la possibilité d’ingérences étrangères dans les affaires internes du pays». Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, s’est également dit «inquiet» des informations faisant état de «violations de l’intégrité territoriale» de la RDC. M. Kabila a promis d’«armer des dizaines de milliers de jeunes» pour défendre le pays contre l’«agression» extérieure, alors que la Télévision du peuple a annoncé que 7.000 «jeunes volontaires» s’étaient déjà faits enrôler dans l’armée congolaise. (AFP-Reuters)
La rébellion congolaise a affirmé hier se rapprocher de la capitale Kinshasa alors que le gouvernement du président Laurent-Désiré Kabila accusait à nouveau le Rwanda et l’Ouganda d’être à l’origine d’une «agression» contre la République démocratique du Congo (RDC). «Certaines de nos troupes ne sont qu’à 45 km de Kinshasa», a déclaré un des chefs de la rébellion, le commandant Emile Michial, lors d’une conférence de presse tenue à Goma, chef lieu du nord-Kivu. «Nous avons des unités à Kasanguru à l’ouest de la capitale de RDC», a-t-il ajouté. Au cours de cette même conférence de presse, le chef militaire de la rébellion, le commandant Jean-Pierre Ondekane, a expliqué qu’il ne voulait pas de «guerre d’usure» et pour cela voulait que «ça aille vite» parce que «nous ne voulons pas que...