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Actualités - Chronologie

Les soirées luxueusement historiques de la jet-set égyptienne

Danser dans le merveilleux temple de Philae à Assouan, petit déjeuner au champagne devant le temple d’Hatshepsout à Louxor où souper à l’ombre des pyramides est devenu un «must» pour la jet-set égyptienne. Il est possible d’éblouir ses amis ou clients en louant auprès du Conseil supérieur des antiquités (CSA) une des neuf Merveilles du patrimoine égyptien, pour des prix variant de 1.000 à 3.000 dollars. «Nous proposons et les clients font leur choix», affirme Ayman al-Taranissi, organisateur chez Emeco, l’une des plus importantes agences de voyages d’Egypte. Il explique avoir organisé des réceptions sur mesure pour une demi-douzaine de clients cette année, comme la compagnie internationale d’audit Coopers et Lybrand ou celle de consultants américains Price Waterhouse. «Les soirées aux pyramides sont les plus en vogue. Les gens aiment associer le nom de leur compagnie à un monument connu et à l’histoire», indique M. Taranissi. Sa compagnie considère ce secteur comme très prometteur. Quand la Banque nationale d’Egypte a célébré son 100e anniversaire en mai, elle a choisi l’imposante citadelle du Caire, une forteresse construite par Saladin au XIIe siècle. Al Ahram Beverages, producteur de Stella, la seule bière égyptienne, a offert une réception au pied des pyramides en mars pour les 100 ans de la compagnie, récemment privatisée. Le constructeur automobile sud-coréen Daewoo a mis en scène début juillet une représentation spectaculaire au pied du Sphinx pour présenter ses derniers modèles et fêter l’installation de son usine d’assemblage en Egypte. Pour Zahi Hawas, gardien amoureux des pyramides de Guiza, l’utilisation des monuments pour un usage privé ne pose pas de problème tant qu’est respectée la grandeur des sites. «Nous sommes prêts à faire tout ce qu’il faut pour encourager le tourisme tant que cela n’abîme pas les monuments et que l’on ne transforme pas ces lieux en zoo», déclare M. Hawas, responsable du service des Antiquités du plateau de Guizeh et de Saqqarah. «De tous temps, les pyramides ont été le cadre de soirées, concerts et opéras», ajoute-t-il, rappelant que la diva égyptienne Oum Kalthoum et le crooner américain Franck Sinatra s’y sont produits. Le CSA a une liste des tarifs proposés pour neuf sites que l’on peut louer pour une soirée, accompagnée de règles très strictes et d’un bon nombre de formulaires à remplir. La Citadelle est disponible pour 10.000 EGP (2.941 dollars), tandis que les alentours du temple d’Hathor à Dendara, un des monuments les mieux conservés de Haute-Egypte, coûtent à peine 5.000 EGP (1.470 dollars). Les admirateurs des pyramides peuvent organiser leur soirée sur le site du son et lumière de Guizeh ou débourser 2.000 EGP (588 dollars) pour danser toute la nuit dans le désert, à 2 km de la pyramide de Mykerinos illuminée. Dans les règles imposées par le CSA, il est stipulé que seules des «réceptions» peuvent être organisées, limitées à 200 invités, et qu’elles doivent être «décentes». (AFP)
Danser dans le merveilleux temple de Philae à Assouan, petit déjeuner au champagne devant le temple d’Hatshepsout à Louxor où souper à l’ombre des pyramides est devenu un «must» pour la jet-set égyptienne. Il est possible d’éblouir ses amis ou clients en louant auprès du Conseil supérieur des antiquités (CSA) une des neuf Merveilles du patrimoine égyptien, pour des prix variant de 1.000 à 3.000 dollars. «Nous proposons et les clients font leur choix», affirme Ayman al-Taranissi, organisateur chez Emeco, l’une des plus importantes agences de voyages d’Egypte. Il explique avoir organisé des réceptions sur mesure pour une demi-douzaine de clients cette année, comme la compagnie internationale d’audit Coopers et Lybrand ou celle de consultants américains Price Waterhouse. «Les soirées aux pyramides sont les...