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Actualités - Chronologie

Les bourses européennes subissent un coup de froid

Les Bourses occidentales ont subi la semaine dernier un brusque coup de froid que les économistes interprètent davantage comme une «correction» de la récente flambée des cours, que comme l’amorce d’un effondrement des actions. «Il pourrait bien y avoir un nouveau déclin des marchés, mais il sera relativement limité», a estimé Joe Rooney, stratégiste global pour la banque d’affaires américaine Lehman Brothers, à Londres. Dans la foulée de Wall Street, qui avait encaissé mardi sa plus forte baisse de l’année sur une séance, les Bourses européennes ont dégringolé. L’ensemble des places boursières se reprenait néanmoins vendredi, dans les pas d’un marché de New York en progression de plus de 1% en cours de séance, mais la tendance des derniers jours restait clairement à la baisse. Sans céder à l’affolement, les bourses occidentales ont montré une grande nervosité qui pourrait perdurer encore quelques mois, à cause des incertitudes en Asie et de l’érosion des bénéfices des grandes entreprises américaines. C’est l’un des gourous de Wall Street, Ralph Acampora, de la maison de courtage Prudential Securities, qui a mis le feu aux poudres, en indiquant que les prévisions de résultats des grandes sociétés américaines étaient trop optimistes. «Nous prévoyons une grande volatilité sur les marchés du monde développé en raison de la baisse des prévisions de bénéfices (des entreprises) et de l’incertitude en Asie», a expliqué Shaun Roache, stratégiste global pour la banque d’affaires londonienne ING Barings. «Parce que les taux d’intérêt globaux vont rester bas, ce sera une correction, mais pas plus. Les conditions d’un krach ne sont pas encore apparues», a-t-il indiqué. Sur l’ensemble de la semaine écoulée, New York, Londres et Paris cédaient vendredi en fin de journée entre 2,2% et 3,5%, et Francfort près de 5%. Par rapport à son dernier record, inscrit le 20 juillet, l’indice Footsie de la bourse de Londres, premier marché européen, reculait de 9%. L’ampleur du retrait correspond à peu près à la définition que les spécialistes donnent d’une «correction». Les experts soulignent que l’étude des évolutions de Wall Street au long du vingtième siècle tend à montrer que seule une remontée des taux d’intérêt, provoquée par un rebond de l’inflation, pourrait entraîner un krach. Au cours des dix dernières années, les bourses n’ont connu que deux baisses très marquées. «C’était avant la rupture du Système monétaire européen (SME) en 1992, et avanmt la guerre du Golfe en 1990», indique Joe Rooney. Mais actuellement, «nous ne voyons pas de pression à la hausse sur les taux d’intérêt», a-t-il ajouté. En dépit de ce relatif optimisme, les experts boursiers estiment que la prudence doit être de mise dans les prochaines semaines et les prochains mois. «Je ne crois pas que nous avions vécu des événements qui nous feraient repenser complètement les perspectives des marchés de capitaux», a jugé David Bowers, analyste sur les marchés boursiers européens pour Merrill Lynch. Mais «un certain degré de prudence est approprié». Selon Shaun Roache, à ING Barings, la principale incertitude réside dans la faiblesse du yen, qui pourrait entraîner une dévaluation du yuan, la monnaie chinoise. «Il s’agit du principal risque dans l’avenir», a-t-il jugé. D’autres économistes ajoutent la situation financière en Russie à la liste des dangers potentiels. Les analystes londoniens sont très sceptiques sur l’idée d’une déconnexion des Bourses d’Europe continentale vis-à-vis de Wall Street, à la faveur de la création de l’euro, évoquée par des économistes en France. «C’est une jolie histoire, mais je ne crois pas que cela marche. On constate que lorsque la Bourse américaine tombe, les autres marché chutent encore plus lourdement», a estimé Shaun Roache (AFP).
Les Bourses occidentales ont subi la semaine dernier un brusque coup de froid que les économistes interprètent davantage comme une «correction» de la récente flambée des cours, que comme l’amorce d’un effondrement des actions. «Il pourrait bien y avoir un nouveau déclin des marchés, mais il sera relativement limité», a estimé Joe Rooney, stratégiste global pour la banque d’affaires américaine Lehman Brothers, à Londres. Dans la foulée de Wall Street, qui avait encaissé mardi sa plus forte baisse de l’année sur une séance, les Bourses européennes ont dégringolé. L’ensemble des places boursières se reprenait néanmoins vendredi, dans les pas d’un marché de New York en progression de plus de 1% en cours de séance, mais la tendance des derniers jours restait clairement à la baisse. Sans céder à...