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Actualités - Chronologie

L'armée congolaise mise à rude épreuve

Mises à rude épreuve par les rebelles banyamulenge, les Forces armées congolaises (FAC) semblent déterminées moralement à faire face à la rébellion. Créée par Laurent-Désiré Kabila après sa prise de pouvoir en mai 1997 avec le soutien de son ancien allié le Rwanda, la nouvelle armée compte officiellement 140.000 hommes. Dominée essentiellement par les «Kadogos» (jeunes soldats en swahili) qui avaient rejoint massivement la rébellion de Kabila en 1996 et 1997, l’armée comprend aussi les soldats des anciennes Forces armées zaïroises (ex-FAZ) réintégrée par le nouveau pouvoir après des stages de «rééducation» ainsi que des combattants Maï-Maï, issus de différents groupes ethniques, très hostiles à la présence des Banyamulenge dans le Kivu à l’Est car ils les considèrent comme des envahisseurs tutsis du Rwanda. Le vice-ministre chargé de l’Ordre public, le commandant Faustin Munene, a appelé les Maï-Maï encore présents dans les collines du Nord et du Sud-Kivu à se joindre aux FAC pour mettre fin à la guerre contre les Tutsis. On estime à 15.000 le nombre de Maï-Maï dans ces deux provinces. Outre l’engagement des «Kadogos», la nouvelle armée bénéficie de l’expérience des anciens «gendarmes katangais» qui ont combattu le pouvoir défunt du maréchal Mobutu Sese Seko depuis l’Angola voisin. Elle est aussi appuyée par 18.000 éléments des forces de police dont certains ont été des militaires des ex-FAZ ou fait partie de la rébellion de Kabila. Seul corps de l’Etat payé régulièrement, les FAC disposent du matériel hérité de l’ancien régime ou acheté par le nouveau pouvoir. Selon des sources militaires, son artillerie lourde est équipée de lance-roquettes multiples et de canons antiaériens. Elle a aussi des véhicules de transport de troupes, des blindés de fabrication sud-africaine équipés de mitrailleuses et de chars d’origine chinoise. La force aérienne dispose d’hélicoptères de combat «MI-24» de fabrication russe. Très perfectionnés, ces appareils équipés de roquettes avaient été utilisés par les ex-FAZ dans les combats contre la rébellion de Kabila. Par ailleurs, la nouvelle guerre se déroule dans un contexte différent. La rébellion de Kabila a été favorisée par la population qui contestait le régime de Mobutu. Démoralisées, les ex-FAZ n’avaient opposé aucune résistance réelle. En présentant la rébellion banyamulenge comme une «agression et un vaste complot du Rwanda» contre la République démocratique du Congo, le président Kabila semble s’être adjugé un soutien populaire dans la mesure où les Congolais de souche semblent opposés aux Banyamulenges. (AFP)
Mises à rude épreuve par les rebelles banyamulenge, les Forces armées congolaises (FAC) semblent déterminées moralement à faire face à la rébellion. Créée par Laurent-Désiré Kabila après sa prise de pouvoir en mai 1997 avec le soutien de son ancien allié le Rwanda, la nouvelle armée compte officiellement 140.000 hommes. Dominée essentiellement par les «Kadogos» (jeunes soldats en swahili) qui avaient rejoint massivement la rébellion de Kabila en 1996 et 1997, l’armée comprend aussi les soldats des anciennes Forces armées zaïroises (ex-FAZ) réintégrée par le nouveau pouvoir après des stages de «rééducation» ainsi que des combattants Maï-Maï, issus de différents groupes ethniques, très hostiles à la présence des Banyamulenge dans le Kivu à l’Est car ils les considèrent comme des envahisseurs...