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Actualités - Chronologie

La Nécropolis d'Alexandrie sauvée du béton

La Nécropolis d’Alexandrie va être sauvée du béton grâce à la construction d’un pont à piliers asymétriques qui passera à 2,50 mètres au-dessus de cet immense cimetière antique, a déclaré l’archéologue français Jean-Yves Empereur. Un accord a été conclu entre le directeur de la division Héritage culturel de l’UNESCO, M. Mounir Bouchenaki, et le secrétaire général du Conseil supérieur des antiquités égyptiennes (CSA), M. Gaballah Ali Gaballah, pour empêcher que le béton d’un périphérique ne la recouvre à tout jamais. «Jugeant que ce site est de la plus haute importance pour l’héritage culturel de la ville et pour le patrimoine mondial, il est recommandé de construire un pont avec piliers asymétriques, qui passera à 2,5 mètres au-dessus du site», affirme le document mis au point en commun par l’UNESCO et le CSA. Directeur du Centre d’études alexandrines et défenseur du site, M. Empereur avait lancé en mars une campagne pour empêcher que le périphérique en cours de construction ne passe sur la Nécropolis et convaincre les autorités égyptiennes d’ériger un pont à piliers, ou mieux, un pont suspendu. C’est finalement la première option qui a été retenue, chaque pilier étant disposé de façon à préserver le site au mieux. Des experts se sont rendus jeudi sur les lieux pour définir le tracé exact de ce pont, a révélé un responsable égyptien des Antiquités ayant requis l’anonymat. Par ailleurs, le gouverneur d’Alexandrie, le général Abdel Sallam Mahgoub, a commencé à reloger les habitants du bidonville jouxtant cette cité des morts, à laquelle le géographe grec Strabon donna le nom de Nécropolis, selon M. Empereur. Les vestiges de la Nécroloplis, dans le quartier ouest de Gabbari, avaient été mis au jour fortuitement en juin 1997, à l’occasion des travaux de construction du périphérique. Les fouilles avaient démarré deux jours plus tard. «C’est formidable de sauver Nécropolis du béton et d’obtenir une surface de fouille de 5 hectares, mais maintenant il nous faut trouver de l’argent pour travailler, sinon tout cela sera gâché», a ajouté l’archéologue français. «Nous avons travaillé jusqu’à maintenant sur un hectare, où se trouvaient des tombes du IIIe siècle avant J.-C. jusqu’au IVe siècle de notre ère, avec une aide de 500.000 francs (83.000 dollars US) de la chaîne de télévision France 2. (...) Aujourd’hui, il nous en faut au moins cinq fois plus», a-t-il expliqué. Depuis juillet, une vingtaine d’archéologues et 220 ouvriers ont mis au jour 36 tombes collectives, dont beaucoup sont peintes, et des centaines d’objets funéraires. Plusieurs salles à manger funéraires ont été découvertes à seulement 50 centimètres sous terre, puis plus profondément une immense tombe haute d’une dizaine de mètres et contenant plus de 100 «loculi», caveaux creusés en profondeur dans la paroi et étagés sur sept niveaux. (AFP)
La Nécropolis d’Alexandrie va être sauvée du béton grâce à la construction d’un pont à piliers asymétriques qui passera à 2,50 mètres au-dessus de cet immense cimetière antique, a déclaré l’archéologue français Jean-Yves Empereur. Un accord a été conclu entre le directeur de la division Héritage culturel de l’UNESCO, M. Mounir Bouchenaki, et le secrétaire général du Conseil supérieur des antiquités égyptiennes (CSA), M. Gaballah Ali Gaballah, pour empêcher que le béton d’un périphérique ne la recouvre à tout jamais. «Jugeant que ce site est de la plus haute importance pour l’héritage culturel de la ville et pour le patrimoine mondial, il est recommandé de construire un pont avec piliers asymétriques, qui passera à 2,5 mètres au-dessus du site», affirme le document mis au point en commun...