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Actualités - Interviews

Le pouvoir veut traduire les Khmers rouges en justice

L’homme fort du Cambodge, Hun Sen, a l’intention de faire juger les Khmers rouges par un tribunal national ou international pour le génocide qu’ils ont commis au Cambodge entre 1975 et 1979. Dans une interview parue dans le quotidien français Le Figaro, M. Hun Sen estime que «traduire en justice les responsables du génocide est très important». «Je considère que tant que les Khmers rouges n’auront pas été jugés, on ne pourra pas dire que l’organisation politique et militaire khmère rouge est bien morte. Il appartiendra, en priorité, au prochain gouvernement de décider si ce jugement doit être réalisé par un tribunal national ou international», estime-t-il. Hun Sen se dit favorable à un tribunal international, car «par son étendue, le crime de génocide est du ressort d’une cour internationale qui pourrait très bien —pourquoi pas? — siéger à Phnom Penh». Interrogé sur ses relations avec le roi Norodom Sihanouk, il les qualifie d’«excellentes», soulignant que la monarchie est une institution qu’il défend car «le pays en a besoin pour son unité et son développement». Quant à ses relations avec la Thaïlande et la Chine, Hun Sen affirme qu’elles se sont améliorées. «Sans la coopération de la Thaïlande, jamais nous n’aurions pu éliminer les maquis khmers rouges. Quant à la Chine, je puis vous assurer qu’elle n’entretient plus aucun contact avec les Khmers rouges cachés dans la forêt. Ici, Pékin soutient la paix et la réconciliation nationale, dans le respect de la souveraineté de notre pays», indique-t-il. L’homme fort du Cambodge se félicite du «rôle crucial de la France pour promouvoir le processus électoral». «Paris ne nous a coupé aucune aide. La France a même augmenté son aide en médicaments. Les sociétés françaises sont restées. La coopération a continué. Les Français peuvent en être fiers. Nous sommes membres de la famille francophone. J’espère que ce lien très spécial unissant la France et le Cambodge ne s’interrompe jamais». S’agissant de sa proposition de gouvernement de coalition avec la formation du prince Ranariddh, il la considère comme «un fait arithmétique inévitable, car notre constitution ne nous impose pas la majorité absolue, mais une majorité des deux tiers», pour former un gouvernement. Il précise qu’il compte attribuer 40% des portefeuilles ministériels au FUNCINPEC du prince Ranarrich en proportion du nombre de sièges remportés aux élections. Sur cinq postes de vice-premiers ministres, il dit vouloir en donner deux au FUNCINPEC. L’homme fort du Cambodge précise que son parti compte toutefois conserver cinq ministères «fondamentaux pour le maintien de la paix», à savoir: la Défense, l’Intérieur, les Finances, les Affaires étrangères et la Justice. Il précise cependant que des postes de secrétaires d’Etat seront offerts au FUNCINPEC dans ces ministères-clés. (AFP )
L’homme fort du Cambodge, Hun Sen, a l’intention de faire juger les Khmers rouges par un tribunal national ou international pour le génocide qu’ils ont commis au Cambodge entre 1975 et 1979. Dans une interview parue dans le quotidien français Le Figaro, M. Hun Sen estime que «traduire en justice les responsables du génocide est très important». «Je considère que tant que les Khmers rouges n’auront pas été jugés, on ne pourra pas dire que l’organisation politique et militaire khmère rouge est bien morte. Il appartiendra, en priorité, au prochain gouvernement de décider si ce jugement doit être réalisé par un tribunal national ou international», estime-t-il. Hun Sen se dit favorable à un tribunal international, car «par son étendue, le crime de génocide est du ressort d’une cour internationale qui...