Les donateurs critiquent la planification de l'Autorité Palestinienne
le 12 août 1998 à 00h00
La Banque mondiale, l’Union européenne, les Etats-Unis, le Japon et la Norvège ont reproché à l’Autorité palestinienne son incapacité à planifier l’utilisation des centaines de millions de dollars d’aide qu’elle reçoit chaque année. Dans une lettre conjointe envoyée à l’Autorité palestinienne en juin, ces pays et institutions ont relevé que le ministère palestinien du Plan n’avait pas «une idée claire de ses besoins». La lettre a souligné que l’Autorité devait «prouver sa capacité à absorber des investissements importants». Le ministre palestinien du Plan et de la Coopération internationale Nabil Chaath a affirmé que cette lettre ne contenait pas de critiques envers l’Autorité palestinienne. Discussions constructives «La lettre n’est pas critique», a-t-il assuré, ajoutant que les donateurs y demandaient des détails sur le plan palestinien pour 1999. Selon lui, l’Autorité palestinienne y a répondu en indiquant que le plan serait prêt en octobre prochain. «Notre réponse a fixé un mécanisme de coopération et une méthode de travail plus efficace avec eux», a-t-il ajouté. Des représentants des donateurs ont fait remarquer que la lettre n’évoquait pas la corruption au sein de l’Autorité palestinienne qui avait fait l’objet d’un rapport très critique en 1997. «Nous avons des discussions constructives et parfois critiques avec l’Autorité palestinienne, mais toujours dans la perspective de favoriser la mise en place d’institutions», a indiqué M. Thierry Bechet, représentant de l’Union européenne, premier donateur aux Palestiniens. Sensibilité Le représentant d’un autre donateur a admis, sous le couvert de l’anonymat, que les questions soulevées par la lettre étaient «très sensibles», ajoutant toutefois que l’Autorité palestinienne avait commencé à tenir compte des critiques. «Nous reprochons parfois au ministère des Finances le manque d’exactitude de ses chiffres mais nous lui donnons ensuite 10 millions de dollars pour améliorer son système d’ordinateurs», a-t-il dit. Un autre représentant a indiqué que la lettre ne contenait de critiques personnelles envers M. Chaath, qui a été nommément mis en cause par une enquête du Conseil législatif palestinien (Parlement) sur la corruption. Dans un autre rapport, le Conseil avait conclu que le budget palestinien, qui atteint 800 millions de dollars environ par an, était grevé par la corruption et la mauvaise gestion. (AFP)
La Banque mondiale, l’Union européenne, les Etats-Unis, le Japon et la Norvège ont reproché à l’Autorité palestinienne son incapacité à planifier l’utilisation des centaines de millions de dollars d’aide qu’elle reçoit chaque année. Dans une lettre conjointe envoyée à l’Autorité palestinienne en juin, ces pays et institutions ont relevé que le ministère palestinien du Plan n’avait pas «une idée claire de ses besoins». La lettre a souligné que l’Autorité devait «prouver sa capacité à absorber des investissements importants». Le ministre palestinien du Plan et de la Coopération internationale Nabil Chaath a affirmé que cette lettre ne contenait pas de critiques envers l’Autorité palestinienne. Discussions constructives «La lettre n’est pas critique», a-t-il assuré, ajoutant que les...
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