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Actualités - Chronologie

Les girondins visent haut

A la plaine des sports du Haillan, haut lieu d’entraînement des Girondins de Bordeaux, les amateurs de football vont devoir changer leurs habitudes. Ces deux dernières saisons, les supporters n’avaient que l’embarras du choix pour accroître leur collection d’autographes auprès des nouvelles recrues. Cette année, le choix est beaucoup plus restreint. A une semaine de la reprise du championnat, seuls trois nouveaux joueurs sont arrivés: l’ancien Montpelliérain Bruno Alicarte et l’ex joueur de l’Espanyol de Barcelone, Victor Torrès Mestre, rejoints en fin de semaine dernière par l’attaquant Ali Benarbia, arrivé de l’AS Monaco. Ce recrutement «minimal» n’est pourtant pas pour déplaire aux joueurs. «Avant, il y avait beaucoup de mouvements et cette politique avait plus ou moins marché. Là, nous gardons un noyau dur et ce n’est pas plus mal», déclare le capitaine bordelais, Michel Pavon. Mais cette relative stabilité ne résulte pas forcément d’un choix sportif de la part des dirigeants du club. En effet, depuis le mois de janvier, ceux-ci annonçaient qu’un investisseur étranger injecterait au minimum 100 millions de francs sur trois ans dans les caisses du club. Après de nombreuses tergiversations, cet investisseur, la société britannique Enic, a renoncé à s’engager — au moins pour cette saison — aux côtés du club aquitain, qui a dû mesurer ses ambitions en matière de recrutement. «Notre potentiel est énorme» Les Girondins de Bordeaux ont dû se séparer de Peter Luccin et Patrick Blondeau, vendus pour 50 millions de francs à l’Olympique de Marseille. Par ailleurs et pour diverses raisons, Papin, Gralak, Picardinho, Quesnel et Zanotti ont eux aussi changé d’horizon. Bordeaux avait donc besoin de se renforcer. L’arrivée d’Ali Benarbia, le milieu de terrain offensif champion de France avec Monaco en 1997, comble une partie de ce besoin mais le club attend toujours un autre joueur, afin de combler le milieu de terrain sur le plan défensif, qui viendrait de l’étranger. «Les présidents savent que nous en avons besoin. J’espère que cela aboutira rapidement», s’impatiente Elie Baup, l’entraîneur girondin. L’intersaison a donc été calme à Bordeaux, ce qui a permis au groupe de travailler dans la sérénité. Cette équipe est très ambitieuse et reste sur deux places de quatrième et cinquième au championnat et sur deux finales de la Coupe de la Ligue. «Notre potentiel est énorme. Il faut que tous les joueurs en prennent conscience. Au départ, les favoris sont toujours les mêmes: Marseille, Monaco et Paris. Mais nous avons les moyens de les perturber. Et n’oublions pas ce que Lens et Metz ont réalisé la saison dernière», conclut Michel Pavon. Bordeaux saura vite s’il peut vraiment rêver. Dès la première journée du championnat, samedi prochain, où les Girondins accueillent, à Parc Lescure, le Paris Saint-Germain. (Reuters)
A la plaine des sports du Haillan, haut lieu d’entraînement des Girondins de Bordeaux, les amateurs de football vont devoir changer leurs habitudes. Ces deux dernières saisons, les supporters n’avaient que l’embarras du choix pour accroître leur collection d’autographes auprès des nouvelles recrues. Cette année, le choix est beaucoup plus restreint. A une semaine de la reprise du championnat, seuls trois nouveaux joueurs sont arrivés: l’ancien Montpelliérain Bruno Alicarte et l’ex joueur de l’Espanyol de Barcelone, Victor Torrès Mestre, rejoints en fin de semaine dernière par l’attaquant Ali Benarbia, arrivé de l’AS Monaco. Ce recrutement «minimal» n’est pourtant pas pour déplaire aux joueurs. «Avant, il y avait beaucoup de mouvements et cette politique avait plus ou moins marché. Là, nous gardons...