Cambodge : Ranariddh juge prématurés des pourparlers avec Hun Sen
le 04 août 1998 à 00h00
Le co-premier ministre déchu Norodom Ranariddh a jugé, hier, prématurée l’ouverture d’éventuels pourparlers sur une coalition gouvernementale avec son rival Hun Sen. Le prince Ranariddh, de retour à Phnom Penh après un week-end passé à Bangkok, a réitéré l’avis de l’opposition en estimant «trop tôt» pour discuter d’une proposition de coalition gouvernementale présentée par Hun Sen, l’homme fort du pays, qui est en passe de remporter les élections législatives du 26 juillet. Le prince Ranariddh, qui avait été chassé du pouvoir il y a un an par son co-premier ministre Hun Sen, a estimé qu’il faudrait d’abord connaître le résultat final du scrutin et exigé une enquête sur les accusations de fraude électorale. L’opposition affirme que le dépouillement a été entaché de «graves irrégularités», bien qu’il ait été jugé «libre et honnête» par la communauté internationale, et menace de boycotter la nouvelle Assemblée nationale. Selon des résultats officiels partiels, le parti de Hun Sen (Parti du peuple cambodgien, PPC, ex-communiste) est largement en tête des élections devant le FUNCINPEC royaliste et le parti de l’opposant Sam Rainsy. Des projections lui donnent 64 sièges sur les 122 de l’Assemblée nationale. Mais même en cas de victoire, le parti de Hun Sen ne pourra pas gouverner seul, sauf à amender la Constitution. En effet, aux termes de la Constitution, un parti doit remporter les deux tiers des 122 sièges, soit 82, pour former à lui seul un gouvernement. (AFP)
Le co-premier ministre déchu Norodom Ranariddh a jugé, hier, prématurée l’ouverture d’éventuels pourparlers sur une coalition gouvernementale avec son rival Hun Sen. Le prince Ranariddh, de retour à Phnom Penh après un week-end passé à Bangkok, a réitéré l’avis de l’opposition en estimant «trop tôt» pour discuter d’une proposition de coalition gouvernementale présentée par Hun Sen, l’homme fort du pays, qui est en passe de remporter les élections législatives du 26 juillet. Le prince Ranariddh, qui avait été chassé du pouvoir il y a un an par son co-premier ministre Hun Sen, a estimé qu’il faudrait d’abord connaître le résultat final du scrutin et exigé une enquête sur les accusations de fraude électorale. L’opposition affirme que le dépouillement a été entaché de «graves...
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