Le festival international de danse contemporaine à Vienne met cette année l’accent sur les compagnies européennes en hommage à l’Union européenne, dont l’Autriche assure depuis le 1er juillet la présidence semestrielle. Sur les 28 compagnies présentes à ce festival de renom, du 2 juillet au 16 août, quinze sont européennes. Certaines ont l’honneur de se produire pour la première fois depuis la création du festival au Burgtheater, l’une des plus prestigieuses scènes de langue allemande. En juillet, le ballet de Francfort de William Forsythe y a interprété «Eidos: Telos», le Nederlands Dans Theater y a donné trois de ses sept représentations, la Flamande Anne Teresa de Keersmaeker y a montré sa récente chorégraphie «Juste Before» déjà présentée à Vienne l’an passé, et le Français Josef Nadj y a amusé le public avec sa pièce-maîtresse «Comedia Tempio». «La France est particulièrement bien représentée dans ce festival 1998», indique Andrée Valentin, coresponsable de la programmation du festival. Le chorégraphe français Angelin Preljocaj a été ovationné le 27 juillet au Volkstheater pour son «Paysage après la bataille» dévastateur de subtilités et prouesses techniques. La compagnie de José Montalvo, très prisée en ce moment en France, a suscité une polémique avec son «Paradis» que certains spectateurs ont qualifié de «sexiste et féministe», selon Mme Valentin. Exotisme Les danseurs africains du centre chorégraphique du Languedoc-Roussillon ont présenté leur pièce «Figninto». Une soirée de solos avec Mark Thompkins, Américain vivant en France, est prévue le 12 août. Le festival offre néanmoins quelques moments exotiques avec notamment l’une des danseuses les plus célèbres d’Inde, Alarmél Valli, ou encore la compagnie israélienne Liat Dror et Nir Ben Gal. Cette dixième édition est aussi un peu la consécration de la chorégraphe Anne Teresa de Keersmaeker qui présentera une première mondiale «Drumming» sur une musique de Steve Reich les 7, 8 et 9 août. A son début en 1988, le festival n’avait fait que 3.000 entrées et attire aujourd’hui 30.000 spectateurs. «Nous avons un taux de fréquentation de 95%, chaque spectacle affiche quasiment complet et il a même fallu ajouter huit représentations à la programmation prévue», se réjouit Andrée Valentin, directrice artistique du festival qui explique cet engouement par le fait que la danse est actuellement «l’art le plus innovateur» et «parce que le corps est plus au centre de l’attention des gens». Ce festival a été fondé en 1988 par l’Autrichien Karl Regensburger et le danseur-chorégraphe afro-brésilien Isnael Ivo également directeur du ballet de Weimar (Allemagne). Il a été la «conséquence logique des activités de formation» proposées depuis 15 ans dans le cadre de ces «semaines internationales de la danse» à Vienne, qui devient pendant six semaines la plate-forme de cet art en pleine expansion. Cette année le festival «propose 160 cours dirigés par 60 professeurs de grande renommée» à des danseurs amateurs de bon niveau et professionnels. «Soixante boursiers de 32 pays ont été invités à participer à toutes les activités du festival», note Mme Valentin. «La programmation offre un espace aux jeunes compagnies qui ne sont pas encore très connues», dont celle du chorégraphe italien Emio Greco qui «devient très recherché par les programmateurs» depuis son passage à Vienne l’an passé, selon elle. Pour l’an prochain, la célèbre et inventive compagnie canadienne «La La La Human Steps» présentera une première à Vienne et l’Amérique sera à nouveau à l’affiche. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le festival international de danse contemporaine à Vienne met cette année l’accent sur les compagnies européennes en hommage à l’Union européenne, dont l’Autriche assure depuis le 1er juillet la présidence semestrielle. Sur les 28 compagnies présentes à ce festival de renom, du 2 juillet au 16 août, quinze sont européennes. Certaines ont l’honneur de se produire pour la première fois depuis la création du festival au Burgtheater, l’une des plus prestigieuses scènes de langue allemande. En juillet, le ballet de Francfort de William Forsythe y a interprété «Eidos: Telos», le Nederlands Dans Theater y a donné trois de ses sept représentations, la Flamande Anne Teresa de Keersmaeker y a montré sa récente chorégraphie «Juste Before» déjà présentée à Vienne l’an passé, et le Français Josef Nadj y a...