L’opposition cambodgienne a estimé qu’il était trop tôt pour discuter d’une proposition de coalition gouvernementale présentée par l’homme fort Hun Sen, qui est en passe de remporter les élections législatives du 26 juillet. Dans un communiqué conjoint, les deux chefs de l’opposition, le prince Norodom Ranariddh et Sam Rainsy, ont réclamé un recomptage des bulletins de vote avant d’envisager une coalition avec le parti de Hun Sen, le Parti du peuple cambodgien (PPC, ex-communiste), au pouvoir. Le prince Ranariddh, dirigeant du FUNCINPEC (royaliste), a quitté Phnom Penh pour, a-t-il dit, aller passer le week-end à Bangkok. «Puisque le scrutin du 26 juillet 1998 n’a encore produit aucun résultat valide, ni le FUNCINPEC ni le Parti de Sam Rainsy (PSR, libéral et nationaliste) n’envisagent de prendre part à un gouvernement de coalition, ni ne s’engageront dans des négociations», a souligné le communiqué de l’opposition. Les résultats officiels sont attendus aujourd’hui. Selon les résultats partiels de la Commission nationale électorale (CNE), qui portent sur 3,56 millions de voix (sur 5,4 millions d’inscrits), le PPC a obtenu 1,45 million de votes, devant le FUNCINPEC (1,13 million) et le parti de Sam Rainsy (545.450). Selon des projections présentées par un groupe d’observateurs cambodgiens, portant sur plus de 90% des communes, le PPC est crédité de 41,4% des voix, ce qui lui donnerait 64 sièges, devant le FUNCINPEC (32,2% et 43 sièges) et le PSR (14,1% et 18). Fort de sa victoire imminente, Hun Sen a offert à celui qu’il a évincé du pouvoir il y a un an, le prince Ranariddh, de former un gouvernement de coalition. Il a aussi laissé la porte entrouverte à M. Rainsy, l’ancien ministre des Finances. Sa proposition a été entérinée par le roi Norodom Sihanouk qui s’est déclaré en faveur d’une coalition tripartite. Mais les deux chefs de l’opposition ont répondu que l’offre était «hautement inappropriée pour l’instant». Ils affirment que le dépouillement a été entaché de «graves irrégularités», bien qu’il ait été jugé «libre et honnête» par la communauté internationale, et menacent de boycotter la nouvelle Assemblée nationale si leurs plaintes ne sont pas examinées. En outre, l’opposition affirme que plusieurs dizaines de ses militants et sympatisants ont dû fuir leurs villages depuis lundi après avoir été intimidés et menacés par des cadres du parti de Hun Sen. Même en cas de victoire, le parti de Hun Sen ne pourra pas gouverner seul, sauf à amender la Constitution. Aux termes de la Constitution, un parti doit remporter les deux tiers des 122 sièges, soit 82, pour former à lui seul un gouvernement. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’opposition cambodgienne a estimé qu’il était trop tôt pour discuter d’une proposition de coalition gouvernementale présentée par l’homme fort Hun Sen, qui est en passe de remporter les élections législatives du 26 juillet. Dans un communiqué conjoint, les deux chefs de l’opposition, le prince Norodom Ranariddh et Sam Rainsy, ont réclamé un recomptage des bulletins de vote avant d’envisager une coalition avec le parti de Hun Sen, le Parti du peuple cambodgien (PPC, ex-communiste), au pouvoir. Le prince Ranariddh, dirigeant du FUNCINPEC (royaliste), a quitté Phnom Penh pour, a-t-il dit, aller passer le week-end à Bangkok. «Puisque le scrutin du 26 juillet 1998 n’a encore produit aucun résultat valide, ni le FUNCINPEC ni le Parti de Sam Rainsy (PSR, libéral et nationaliste) n’envisagent de prendre part à...