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Actualités - Chronologie

AZMA au TDB : histoire de manipulation (photos)

Adaptation du «Mariage de Monsieur Mississippi» de Friedrich Dürrenmatt, «Azma» (La crise) se joue jusqu’au 8 mars au Théâtre de Beyrouth. A 29 ans, Ayman Bitar signe avec cette «Azma» sa deuxième mise en scène. En 1996, toujours sur les planches du T.D.B., il avait présenté «Al Aaker», adapté d’un roman de John Steinbeck. C’est parce que l’œuvre de Dürrenmatt véhicule un courant de pensée auquel il est lui-même attaché que Bitar a choisi de la représenter.«Nous nous laissons manipuler par quelques personnes qui décident pour nous, font la loi et influencent même notre façon de voir, dit-il. En quelque sorte, nous nous laissons tuer. Il faut réagir et tenter de changer cet état de choses. «Azma» n’est donc qu’un appel à l’action». «Azma», c’est avant tout une histoire de confiance, ou plutôt de manque de confiance. Pendant 45 minutes, six personnages entrent en contact les uns avec les autres, les uns à travers les autres. De leurs rapports de force ne naissent que duperies, mensonges, meurtres... Remarque: l’action va si vite qu’on a parfois du mal à la suivre et le va-et-vient incessant des acteurs sur scène fait plus brouillon que tourbillon… Corruption des gouvernants, abus de pouvoir, malhonnêteté des hommes de loi...les allusions pleuvent et le thème reste d’une brûlante, d’une cuisante actualité. Côté jeu, à part une diction précipitée manquant souvent de clarté, les six acteurs se montrent vifs, souples, énergiques… Enfin, la mise en scène s’appuie sur des idées originales dont on retient surtout la conception du décor, épuré mais intelligemment exploité. N.S.
Adaptation du «Mariage de Monsieur Mississippi» de Friedrich Dürrenmatt, «Azma» (La crise) se joue jusqu’au 8 mars au Théâtre de Beyrouth. A 29 ans, Ayman Bitar signe avec cette «Azma» sa deuxième mise en scène. En 1996, toujours sur les planches du T.D.B., il avait présenté «Al Aaker», adapté d’un roman de John Steinbeck. C’est parce que l’œuvre de Dürrenmatt véhicule un courant de pensée auquel il est lui-même attaché que Bitar a choisi de la représenter.«Nous nous laissons manipuler par quelques personnes qui décident pour nous, font la loi et influencent même notre façon de voir, dit-il. En quelque sorte, nous nous laissons tuer. Il faut réagir et tenter de changer cet état de choses. «Azma» n’est donc qu’un appel à l’action». «Azma», c’est avant tout une histoire de...