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Actualités - Chronologie

Carlos appréciait l'hospitalité roumaine mais se sentait espionné

Le terroriste international Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, appréciait l’«hospitalité» roumaine, mais trouvait «insupportable la surveillance» dont il était l’objet, selon un enregistrement datant de 1981, dont la transcription a été publiée à Bucarest par un quotidien roumain. «Nous n’avons jamais détenu plus d’une tonne et demi d’armement. Mais en Roumanie je peux avoir tout l’armement que je veux, car l’hospitalité est très grande», a déclaré Carlos, dit «le Chacal», lors d’une discussion à Budapest avec des responsables des services secrets hongrois, reproduite par le quotidien Ziua. Le 15 mai 1981, Carlos était convoqué par la Sécurité de l’Etat hongrois, qui lui reprochait d’avoir introduit des armes sur le territoire de la Hongrie et le sommait de quitter le pays. «Notre organisation rassemble 100 personnes, dont 60 sont établies en Hongrie, où elles peuvent se rencontrer en parfaite sûreté. C’est pour cela que nous avons choisi votre pays», a rétorqué Carlos, selon l’enregistrement. «En Roumanie, c’est insupportable. Ils nous surveillent en permanence», a-t-il ajouté, faisant référence aux services secrets roumains. Selon les médias roumains, l’ex-dirigeant communiste Nicolae Ceausescu aurait commandité au moins «sept attentats» contre des dissidents roumains pour lesquels il aurait versé à Carlos des «millions de dollars». Carlos estimait en outre avoir été «trahi» par le service de renseignements de l’ex-RDA, la STASI. «Nous avons toujours eu les services secrets de la RDA sur le dos. Ce sont eux qui ont saboté notre action de Munich, contre la Radio Free Europe», a déclaré le terroriste, qui a ajouté: «En faisant exploser une bombe, nous avons quand même provoqué de sérieux problèmes aux Américains». «Nos relations (avec l’ex-RDA) se sont détériorées, et nous n’avons plus pu transporter l’armement comme avant. Alors nous avons concentré nos forces en Hongrie», a affirmé Carlos. Devant les arguments des services secrets hongrois, selon lesquels ils ne pouvaient plus assurer la sécurité de son organisation, Carlos accepta d’établir son quartier général dans un autre pays. (AFP)
Le terroriste international Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, appréciait l’«hospitalité» roumaine, mais trouvait «insupportable la surveillance» dont il était l’objet, selon un enregistrement datant de 1981, dont la transcription a été publiée à Bucarest par un quotidien roumain. «Nous n’avons jamais détenu plus d’une tonne et demi d’armement. Mais en Roumanie je peux avoir tout l’armement que je veux, car l’hospitalité est très grande», a déclaré Carlos, dit «le Chacal», lors d’une discussion à Budapest avec des responsables des services secrets hongrois, reproduite par le quotidien Ziua. Le 15 mai 1981, Carlos était convoqué par la Sécurité de l’Etat hongrois, qui lui reprochait d’avoir introduit des armes sur le territoire de la Hongrie et le sommait de quitter le pays. «Notre...