Jaillie des rives espagnoles, cette musique incantatoire et vibrante a toute la flamme et la passion du pays du flamenco. Torrentielle ou languide, âpre ou douce, cadencée ou plaintive, cette gerbe de notes échappée de la guitare de Manuel Granados (à ne guère confondre avec son illustre homonyme Enrique Granados) a littéralement séduit l’auditoire. Présenté par l’Institut Crevantes, professeur et directeur du Département Supérieur de Musique de Barcelone, Manuel Granados est bien plus qu’un remarquable maître de la guitare... Compositeur et interprète, ce musicien a très tôt subi l’éblouissement de la musique grâce à la famille Borrull qui donnait du flamenco, danse et guitare, une image flamboyante où coulait toute la sève ibérique. Né en Andalousie, ce quitariste hors pair a été formé par Antonio Francisco Serra et il a percé l’art de pincer les cordes déjà depuis bien longtemps... Aujourd’hui, un glorieux parcours artistique jalonne une carrière riche en tournées internationales (aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis) et en compacts disques (3 éditions au Japon et en Europe) sans oublier une vocation pédagogique où ses «master class» sont attendus par les fervents adeptes de la guitare. Pour son étape beyrouthine, Manuel Granados a choisi un florilège d’œuvres du pur flamenco. Moment de révélation d’un jeu subtil par des doigts agiles où s’exprime avec éclat et panache l’âme, la poésie et la fougue de l’Espagne. Ont défilé en somptueuses images sonores «Nana de la Aceituna», «La fragua», «Aljami» et «Sortilegio»... En seconde partie, une «malaguenâ», une «taranta», une «rondenâ» et un «trémolo»... Chatoyances d’un univers plein de vie, de passion, de douleur, de joie exubérante, d’ivresse, de démesure. Ici c’est le triomphe du soleil, du sang et des larmes. C’est le claquement des talons comme la morsure d’un fouet. Rythmes et balancement des notes dominées par la paume d’une main qui tape le dos luisant de la guitare brusquement d’une désarmante docilité... Ici c’est le froufrou des falbalos soulevés avec une violence qui vous étreint le cœur. C’est le noir d’une mantille qu’on jette sur les cheveux pour noyer le désir d’une chevelure de jais... C’est tout cela, cet univers «indicible» qu’est le flamenco, brûlant et vacillant telle une flamme dans la nuit... Harmonies pleines, modulations étranges et fortes, chromatismes étourdissants, dissonances maîtrisées, contre-points dépouillés, fioritures chargées de fantaisies, avec ce récital voué à l’esprit même du flamenco, il y a là plus que du talent et de l’enthousiasme, il y a un aspect flamboyant, telle une arène en délire saluant les banderilles d’un toréador qui donne le coup de grâce à cette grande masse noire fumante, déjà tassée dans sa défaite... Avec Manuel Granados, la guitare a le plus éloquent des langages ibériques. Mucho gracié!. Edgar DAVIDIAN
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Jaillie des rives espagnoles, cette musique incantatoire et vibrante a toute la flamme et la passion du pays du flamenco. Torrentielle ou languide, âpre ou douce, cadencée ou plaintive, cette gerbe de notes échappée de la guitare de Manuel Granados (à ne guère confondre avec son illustre homonyme Enrique Granados) a littéralement séduit l’auditoire. Présenté par l’Institut Crevantes, professeur et directeur du Département Supérieur de Musique de Barcelone, Manuel Granados est bien plus qu’un remarquable maître de la guitare... Compositeur et interprète, ce musicien a très tôt subi l’éblouissement de la musique grâce à la famille Borrull qui donnait du flamenco, danse et guitare, une image flamboyante où coulait toute la sève ibérique. Né en Andalousie, ce quitariste hors pair a été formé par Antonio...