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Actualités - Chronologie

Espoir d'apaisement au Cambodge après les proclamations de cessez-le-feu

Les deux camps qui s’affrontent au Cambodge, l’opposition royaliste et le gouvernement de Phnom Penh, ont respectivement décrété vendredi un cessez-le-feu immédiat, laissant entrevoir un espoir de paix avant les élections législatives prévues en juillet. Cette déclaration de trêve répond à l’une des conditions du plan de paix en quatre points récemment proposé par le Japon afin de permettre la participation du prince Norodom Ranariddh, chassé du pouvoir l’été dernier, au scrutin du 26 juillet. Le copremier ministre déchu a ordonné vendredi matin à ses troupes de cesser les hostilités, une initiative qui a été acceptée par son rival Hun Sen, l’homme fort du régime de Phnom Penh. «Afin de mettre fin aux souffrances du peuple cambodgien et préparer la prochaine échéance électorale (...) j’appelle les troupes qui me sont loyales à déclarer un cessez-le-feu unilatéral à compter de ce jour à minuit», a affirmé le prince dans un communiqué reçu à Bangkok. Toutefois, les forces royalistes se réservent «le droit à l’autodéfense et de répondre à toute attaque» de l’armée gouvernementale. Le prince Ranariddh propose également la constitution d’une «commission ad hoc bipartite» afin de contrôler la trêve, avec l’aide d’observateurs internationaux. Ses partisans mènent depuis le mois d’août des opérations de guérilla contre les soldats gouvernementaux dans le nord du Cambodge, près de la frontière thaïlandaise. Initiative japonaise Exilé à Bangkok, le prince a été évincé de son poste à la suite d’une confrontation avec le second premier ministre Hun Sen, qui a culminé lors de combats de rue au début juillet à Phnom Penh. L’initiative diplomatique de Tokyo, qui a été approuvée par la communauté internationale, prévoit notamment l’arrêt des hostilités et la réincorporation des troupes royalistes rebelles dans l’armée nationale. Si elle a été acceptée en principe par les deux camps, elle n’a cependant réglé pour le moment aucun des autres contentieux entre M. Hun Sen et le prince Ranariddh. Ce dernier est tenu de regagner Phnom Penh d’ici le 20 mars prochain s’il veut enregistrer sa candidature pour le prochain scrutin. Mais M. Hun Sen veut d’abord le faire juger pour trafic d’armes et collusion avec les Khmers rouges. Un premier procès, pour importation illégale d’armes, est prévu le 4 mars devant un tribunal militaire. La date du 17 mars a été avancée pour un second procès, qui traitera de l’accusation de complicité avec la guérilla ultra-nationaliste. Le plan japonais stipule que le fils du roi Sihanouk sera jugé par défaut, puis amnistié à la demande d’un membre de la famille royale. Or le prince, qui se refuse à divulguer la date exacte de son retour à Phnom Penh, ne reconnaît pas la juridiction du tribunal. De plus, aux termes du plan japonais, il est censé annoncer publiquement qu’il «coupe tout lien» avec les Khmers rouges. Il s’y refuse, affirmant que ces liens n’existent pas. Selon le gouvernement de Phnom Penh, une faction khmère rouge, basée à Anlong Veng (nord du pays), se bat aux côtés des dernières troupes royalistes rebelles. Cette faction khmère rouge ne s’est pas prononcée sur le cessez-le-feu. (AFP)
Les deux camps qui s’affrontent au Cambodge, l’opposition royaliste et le gouvernement de Phnom Penh, ont respectivement décrété vendredi un cessez-le-feu immédiat, laissant entrevoir un espoir de paix avant les élections législatives prévues en juillet. Cette déclaration de trêve répond à l’une des conditions du plan de paix en quatre points récemment proposé par le Japon afin de permettre la participation du prince Norodom Ranariddh, chassé du pouvoir l’été dernier, au scrutin du 26 juillet. Le copremier ministre déchu a ordonné vendredi matin à ses troupes de cesser les hostilités, une initiative qui a été acceptée par son rival Hun Sen, l’homme fort du régime de Phnom Penh. «Afin de mettre fin aux souffrances du peuple cambodgien et préparer la prochaine échéance électorale (...) j’appelle les...