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Actualités - Communiques Et Declarations

Le PNL qualifie de mascarade tragi-comique l'évasion de Tleiss

Le Parti national libéral a minimisé l’importance des consultations entreprises par le chef du gouvernement, M. Rafic Hariri, qu’il a accusé de «vouloir faire assumer aux autres la responsabilité de l’échec cuisant» de sa politique. Il s’est interrogé sur le timing de l’évasion de Hussein Tleiss, accusé de participation à la tentative d’assassinat du président Camille Chamoun, estimant qu’il constitue un indice de «l’implication de personnes influentes» dans cette affaire. Le conseil supérieur du PNL a consacré sa réunion d’hier, tenue sous la présidence de M. Dory Chamoun, à l’affaire Tleiss, aux concertations de M. Hariri avec les forces actives libanaises ainsi qu’au retrait, par le gouvernement, de la nouvelle échelle des salaires dans le secteur public. Le Parlement, rappelle-t-on, devait examiner ce texte la semaine prochaine. Dans son communiqué, le PNL a considéré que les concertations entreprises depuis cinq jours par M. Hariri avec les leaderships politiques et religieux au sujet des moyens de financer une série de projets «constituent une preuve de l’échec de son plan et une reconnaissance implicite de l’absence d’une échelle des priorités bien définie, contrairement à ce qu’il prétend constamment». Il a ajouté: «Nous constatons, qu’à travers ce dialogue, se cache un désir de faire assumer aux autres la responsabilité d’un échec cuisant qui s’est répercuté et se répercute toujours négativement sur la situation socio-économique des Libanais», Le PNL a exprimé son scepticisme quant à un éventuel changement de la politique gouvernementale. Le parti de M. Chamoun a estimé que l’initiative du chef du gouvernement «constitue une atteinte aux règles parlementaires ainsi qu’aux coutumes et aux usages en vigueur», avant d’appeler implicitement au départ des pôles du pouvoir: «Les Libanais sont persuadés que le développement et le redressement seront difficiles tant que les gens du pouvoir sont maintenus à leurs postes. Ils savent aussi qu’il n’y a aucun espoir d’une réforme à la lumière du déséquilibre existant et de la poursuite de la politique d’oppression et de marginalisation». Le PNL a considéré que l’évasion de Hussein Tleiss, accusé d’être impliqué dans la tentative d’assassinat du président Chamoun en 1987, évasion survenue quelques heures avant que l’accusé ne comparaisse devant le juge chargé d’instruire cette affaire «est un nouvel acte de la mascarade tragi-comique intitulée les «anomalies de la Deuxième République». «Elle s’inscrit, a ajouté le communiqué, dans le cadre de la série de pratiques anormales et d’effronteries qu’on pousse jusqu’à faire fuir des prisonniers». Selon le PNL, les conditions et le timing de l’opération «prouvent à quel point les allégations relatives à la sécurité et à l’égalité sont dénuées de fondement et à quel point des parties influentes sont impliquées dans le crime imputé à Tleiss, connu pour son appartenance politique et idéologique». Le parti a appelé les autorités à capturer Tleiss et à lui assurer «un procès juste afin de tirer les choses au clair et de découvrir l’identité des personnes qui ont trempé» dans la tentative d’assassinat. Il a par ailleurs déploré la décision du gouvernement de retirer du Parlement l’échelle des salaires des fonctionnaires du secteur public, rappelant que l’Etat avait imposé, il y a quelques années, une surtaxe de 3.000 sur l’essence pour la financer. Le PNL a en outre accusé le gouvernement de manœuvres, notamment en «gonflant le coût de mise en application de cette échelle des salaires, pour pouvoir justifier les nouvelles taxes et les impôts qu’il compte imposer à la population».
Le Parti national libéral a minimisé l’importance des consultations entreprises par le chef du gouvernement, M. Rafic Hariri, qu’il a accusé de «vouloir faire assumer aux autres la responsabilité de l’échec cuisant» de sa politique. Il s’est interrogé sur le timing de l’évasion de Hussein Tleiss, accusé de participation à la tentative d’assassinat du président Camille Chamoun, estimant qu’il constitue un indice de «l’implication de personnes influentes» dans cette affaire. Le conseil supérieur du PNL a consacré sa réunion d’hier, tenue sous la présidence de M. Dory Chamoun, à l’affaire Tleiss, aux concertations de M. Hariri avec les forces actives libanaises ainsi qu’au retrait, par le gouvernement, de la nouvelle échelle des salaires dans le secteur public. Le Parlement, rappelle-t-on, devait...