Textes à l’encre invisible, messages radio codés, mystérieuses croix tracées sur les murs: les espoions russes embauchés par la CIA utilisaient des méthodes dignes de James Bond il y a encore quelques années, selon la confession d’un d’entre eux. Le quotidien «Nazavissimaïa Gazeta» vient de publier le récit d’un employé anonyme d’un bureau d’ingénieurs des chantiers navals militaires de Saint-Pétersbourg, qui transmettait à la CIA à la fin des années 80 les plans des derniers- nés des bâtiments soviétiques. Deux ans après avoir offert en 1987 ses services à la CIA, cet employé a été contacté au téléphone par un homme à l’accent étranger, lui annonçant qu’une lettre l’attendait en poste restante et qu’il fallait la plonger dans l’eau pour la lire. Sur instruction de ce courrier, le futur agent s’est rendu dans un parc au nord de Moscou, où il a découvert sous une pierre la panoplie du parfait espion: papier carbone pour écrire des textes invisibles, comprimés effervescents pour les révéler, manuel de déchiffrage des messages radio codés. Y étaient joints une liste des questions intéressant la CIA, les méthodes de contact avec son intermédiaire, et 3.000 roubles (la moitié du prix d’une voiture soviétique moyen de gamme à l’époque). Pendant trois ans, l’agent a envoyé cinq messages, et écouté scrupuleusement les messages codés qui lui étaient adressés, en allemand et à une heure convenue, sur une fréquence d’ondes courtes. Pour confirmer bonne réception des ordres, l’espion traçait à chaque fois une croix sur un mur, à un endroit convenu à Saint-Pétersbourg. Le dernier ordre de la CIA remonte au printemps 1991. Puis, sans nouvelle de ses employeurs américains pendant plusieurs années et souffrant d’insuffisances cardiaques, l’agent a décidé de se livrer au FSB (le Service fédéral de sécurité russe, héritier du KGB). Il est une des 400 personnes à avoir appelé la ligne rouge installée en juin dernier par le FSB «pour encourager les Russes travaillant pour des services secrets étrangers à devenir agent double au profit de la Russie», selon le général Viktor Tcherkessov, chef du FSB pour Saint-Petersbourg, cité par le quotidien. Le chef du FSB Nikolaï Kovalev a annoncé la semaine dernière que ses services avaient neutralisé 29 espions étrangers l’an dernier. (AFP)
Textes à l’encre invisible, messages radio codés, mystérieuses croix tracées sur les murs: les espoions russes embauchés par la CIA utilisaient des méthodes dignes de James Bond il y a encore quelques années, selon la confession d’un d’entre eux. Le quotidien «Nazavissimaïa Gazeta» vient de publier le récit d’un employé anonyme d’un bureau d’ingénieurs des chantiers navals militaires de Saint-Pétersbourg, qui transmettait à la CIA à la fin des années 80 les plans des derniers- nés des bâtiments soviétiques. Deux ans après avoir offert en 1987 ses services à la CIA, cet employé a été contacté au téléphone par un homme à l’accent étranger, lui annonçant qu’une lettre l’attendait en poste restante et qu’il fallait la plonger dans l’eau pour la lire. Sur instruction de ce courrier, le...
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