Une Sud Africaine blanche, célibataire mère de deux filles, veut obtenir un statut de réfugié en Australie au motif que «la liberté qui règne dans ce pays contraste avec la violence et la misère en Afrique du Sud». «On ne pourra pas me forcer à repartir, à aucun prix. S’il le faut, je passerai dans la clandestinité», a raconté Cherryl Kennedy, 39 ans, originaire de Johannesburg. Mme Kennedy est le premier ressortissant blanc d’Afrique du Sud à prétendre à un statut de réfugié en Australie. Arrivée en juillet dernier avec un visa de touriste dans l’Etat d’Australie occidentale (ouest) avec ses deux filles, Cami-Leigh, 10 ans, et Gissele, 8 ans, elle a été enthousiasmée par son nouvel environnement. «Au bout d’une semaine, je savais déjà que je ne pourrais pas rentrer. J’ai vu mes enfants courir partout en totale liberté et j’ai compris que c’est ici que mes filles devraient grandir», dit-elle. «Maintenant que j’ai goûté à la liberté, il m’est impossible de ramener mes enfants dans la tyrannie d’Afrique du Sud», ajoute-t-elle. «En Afrique du Sud, j’ai été victime de douze vols. J’ai été attaquée cinq fois en dix ans. Ma voiture a été volée trois fois, un de mes frères a été assassiné et ma fille s’est retrouvée avec un fusil braqué sur la tempe», dit-elle. «Notre ferme de Bryanston, à 30 kilomètres au nord de Johannesburg, a été totalement détruite par des incendiaires il y a un an pendant que j’étais partie à Johannesburg regarder un match de cricket Afrique du Sud-Australie». Mme Kennedy, qui tenait un commerce à Johannesburg, survit aujourd’hui comme femme de ménage dans le petit port de Broome, à 1.400 kilomètres au nord de Perth, la capitale de l’Australie occidentale. Ses parents et ses quatre frères sont toujours à Johannesburg. Avant de partir pour l’Australie, elle avait essayé en vain d’émigrer légalement dans ce pays. Une fois arrivée, elle s’est toutefois vu refuser le statut de réfugié par le ministère fédéral de l’Immigration à Canberra. Elle peut encore déposer un recours devant un tribunal spécialisé. Son visa actuel expire le 4 mars prochain. Mme Kennedy fonde sa requête sur les «discriminations» professionnelles et la criminalité «raciale» dont sont victimes, selon elle, les Blancs en Afrique du Sud depuis l’arrivée au pouvoir du président sud-africain Nelson Mandela. (AFP)
Une Sud Africaine blanche, célibataire mère de deux filles, veut obtenir un statut de réfugié en Australie au motif que «la liberté qui règne dans ce pays contraste avec la violence et la misère en Afrique du Sud». «On ne pourra pas me forcer à repartir, à aucun prix. S’il le faut, je passerai dans la clandestinité», a raconté Cherryl Kennedy, 39 ans, originaire de Johannesburg. Mme Kennedy est le premier ressortissant blanc d’Afrique du Sud à prétendre à un statut de réfugié en Australie. Arrivée en juillet dernier avec un visa de touriste dans l’Etat d’Australie occidentale (ouest) avec ses deux filles, Cami-Leigh, 10 ans, et Gissele, 8 ans, elle a été enthousiasmée par son nouvel environnement. «Au bout d’une semaine, je savais déjà que je ne pourrais pas rentrer. J’ai vu mes enfants courir...
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