Dix mille fans ont fait un triomphe mardi soir au Lumpini Stadium, La Mecque de la boxe à Bangkok, au «Cogneur Travelo» Parinya Kiatbusaba (16 ans) qui a remporté à l’unanimité des juges un match crucial pour sa jeune carrière. Grâce à sa victoire, la première dans la capitale, Parinya, jusque-là un habitué des rings de province, entre dans l’arène nationale de la «Muay Thai» (boxe thaïlandaise). «C’était incroyable parce que ce boxeur n’est pas un homme, un vrai, mais une femme-garçon», a raconté un spectateur médusé. Après le combat, Parinya, le rouge aux lèvres et sous les gants des ongles vernis roses, a déposé un baiser sur la joue de son adversaire déconfit. «J’ai fait un grand match aujourd’hui et prouvé que je peux frapper comme un homme, même si mes instincts les plus profonds sont très féminins», a déclaré le champion. «Mais je ne veux pas me battre contre un adversaire trop mignon», a-t-il ajouté, «parce que j’aurais trop peur de le blesser». Il a précisé qu’il utiliserait une partie de la prime de match de 40.000 bahts (900 dollars) pour une opération de chirurgie esthétique. La veille du match, Parinya avait refusé de se déshabiller au cours de la traditionnelle séance de pesage, éclatant en sanglots, et les officiels lui avaient finalement permis de garder son short. Il est fréquent de voir des travestis — baptisés «kratoey» (femme-garçon) — en Thaïlande, et pas seulement dans les quartiers chauds de Bangkok. Ils sont généralement bien acceptés par la société même s’ils attirent toujours la curiosité. (AFP)
Dix mille fans ont fait un triomphe mardi soir au Lumpini Stadium, La Mecque de la boxe à Bangkok, au «Cogneur Travelo» Parinya Kiatbusaba (16 ans) qui a remporté à l’unanimité des juges un match crucial pour sa jeune carrière. Grâce à sa victoire, la première dans la capitale, Parinya, jusque-là un habitué des rings de province, entre dans l’arène nationale de la «Muay Thai» (boxe thaïlandaise). «C’était incroyable parce que ce boxeur n’est pas un homme, un vrai, mais une femme-garçon», a raconté un spectateur médusé. Après le combat, Parinya, le rouge aux lèvres et sous les gants des ongles vernis roses, a déposé un baiser sur la joue de son adversaire déconfit. «J’ai fait un grand match aujourd’hui et prouvé que je peux frapper comme un homme, même si mes instincts les plus profonds sont...
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