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Actualités - Chronologie

Drogue : Internet, les médias et le show-biz en accusation

Le show-business doit cesser de présenter les drogues sous un jour favorable et doit aider à lutter contre les stupéfiants, estime l’ONU qui accuse également Internet. «Au cours des quelques dernières années, nous avons vu comment, de plus en plus, l’abus des drogues est considéré comme un comportement acceptable, qui peut même conférer un certain prestige», estime Hamid Ghodse, président de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), en marge de la présentation du rapport annuel sur les drogues. «L’industrie de la haute couture a inventé le «style héroïne» et l’on a entendu certaines vedettes de la chanson affirmer que l’utilisation des drogues à des fins ludiques constitue un aspect normal et acceptable du mode de vie de chacun», remarque M. Ghodse. Le rapport annuel de l’OICS, qui dresse le tableau mondial du trafic et de la consommation de drogues, regrette cette année que des médias aient tendance à présenter la drogue sous un angle positif, et que certains participent à des campagnes pour la légalisation du cannabis. «Les gouvernements de ces pays (concernés) devront peut-être se demander si la liberté d’accès à ces informations et leur propagation sans limites ne sont pas préjudiciables au bien-être et à la santé des populations», estime l’OICS. «Certains journaux s’attachent à distraire plutôt qu’à informer. Or le sensationnel, qui améliore le tirage, peut agir au détriment de la vérité», ajoute le rapport. Internet constitue de son côté un danger potentiel bien plus important, selon les auteurs du rapport. «Grâce au réseau Internet, le nombre des personnes ayant accès à des informations sur la drogue est plus élevé que jamais». S’«il y a toujours eu des livres pour expliquer en détail, par exemple, comment cultiver le cannabis chez soi (...), ces connaissances, désormais disponibles sur Internet, se jouent des frontières et des restrictions nationales en matière de diffusion de l’information». Le rapport cite notamment le cas d’une société néerlandaise se servant d’Internet pour proposer de la drogue sur le marché international. Il cite également, sans donner de noms, l’influence de stars du show-business sur les consommateurs potentiels. «L’influence la plus forte exercée sur les jeunes de pays développés, mais aussi de certains pays en développement est, de loin, la promotion ou du moins la tolérance de l’usage et de l’abus récréatifs des drogues, véhiculée par la culture populaire, en particulier la musique», note l’OICS, qui «estime qu’il ne serait pas superflu de s’assurer le soutien de vedettes de la musique pop, de vedettes sportives et d’autres célébrités». Celles-ci, «en modèles non toxicomanes, se mobiliseraient pour faire barrage à la multitude de messages faisant l’apologie de l’usage récréatif des drogues», assure l’OICS. (AFP)
Le show-business doit cesser de présenter les drogues sous un jour favorable et doit aider à lutter contre les stupéfiants, estime l’ONU qui accuse également Internet. «Au cours des quelques dernières années, nous avons vu comment, de plus en plus, l’abus des drogues est considéré comme un comportement acceptable, qui peut même conférer un certain prestige», estime Hamid Ghodse, président de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), en marge de la présentation du rapport annuel sur les drogues. «L’industrie de la haute couture a inventé le «style héroïne» et l’on a entendu certaines vedettes de la chanson affirmer que l’utilisation des drogues à des fins ludiques constitue un aspect normal et acceptable du mode de vie de chacun», remarque M. Ghodse. Le rapport annuel de l’OICS, qui...