Sécurité de coffre de banque suisse pour les urnes indiennes
le 26 février 1998 à 00h00
Lorsque le décompte des voix pour les législatives indiennes commencera le 2 mars, cela fera plus de deux semaines que les premiers électeurs auront voté. Les responsables électoraux affirment pourtant qu’il n’y a aucun risque, et que les centaines de millions de bulletins de vote sont sous haute sécurité, «comme dans un coffre de banque suisse». L’Inde, plus grande démocratie du monde avec 970 millions d’habitants dont 620 millions en âge de voter, tient ses deuxièmes législatives en moins de deux ans. Pour permettre à la police et à l’armée d’assurer la sécurité des opérations de vote dans un pays vaste comme un continent, le scrutin a été organisé sur quatre jours, lundi dernier, dimanche, samedi prochain et le 7 mars. Les premiers résultats devraient être connus le 3 mars au soir. Les centaines de milliers d’urnes, boîtes de métal vert olive d’une soixantaine de centimètres de haut, sont stockées dans des écoles et bâtiments publics fortement gardés 24 heures sur 24 et où personne ne doit entrer d’ici au dépouillement. «Les urnes sont absolument hors de portée du public entre le moment où le scrutin s’achève et où le décompte commence», affirme Satya Gopal, un responsable électoral à New Delhi. Les urnes des circonscriptions de la capitale indienne, où l’on a voté le 16 février, ont été rassemblées dans une école de style colonial transformée en forteresse. Les enfants sont ravis de l’aubaine. Les cours ont été suspendus pendant deux semaines, comme dans des dizaines de milliers d’écoles dans tout le pays. Des barricades entourent le complexe scolaire où personne n’a le droit d’entrer. Soixante-quinze policiers surveillent l’endroit. Les urnes sont empilées dans les salles de classe fermées par de gros cadenas enveloppés de tissu blanc et scellés à la cire. Le tout porte le symbole de l’Inde: un pilier gardé par quatre lions. Les couloirs menant aux salles de classe sont allumés en permanence. Des générateurs ont été installés en cas de coupures de courant, fréquentes à New Delhi. «Il n’y a aucune possibilité de truquer le vote, à aucun moment», assure M. Gopal. Le principal responsable électoral pour New Delhi, O.P. Kelkar, affirme qu’il n’y a eu jusqu’à présent aucune plainte. Un responsable souligne cependant sous couvert de l’anonymat que les conditions de sécurité dans certaines régions du pays ne sont pas idéales, par exemple au Bihar, le plus pauvre des Etats indiens, où des violences ont fait plus de 30 morts en deux jours de vote. (AFP)
Lorsque le décompte des voix pour les législatives indiennes commencera le 2 mars, cela fera plus de deux semaines que les premiers électeurs auront voté. Les responsables électoraux affirment pourtant qu’il n’y a aucun risque, et que les centaines de millions de bulletins de vote sont sous haute sécurité, «comme dans un coffre de banque suisse». L’Inde, plus grande démocratie du monde avec 970 millions d’habitants dont 620 millions en âge de voter, tient ses deuxièmes législatives en moins de deux ans. Pour permettre à la police et à l’armée d’assurer la sécurité des opérations de vote dans un pays vaste comme un continent, le scrutin a été organisé sur quatre jours, lundi dernier, dimanche, samedi prochain et le 7 mars. Les premiers résultats devraient être connus le 3 mars au soir. Les centaines de...
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