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Actualités - Chronologie

Une réorientation urgente, dernière chance du PNUE

Nouveau patron du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), l’Allemand Klaus Toepfer veut redonner à cette agence de l’ONU le rôle de «protecteur de l’environnement mondial» qu’elle a perdu au profit d’organisations internationales devenues concurrentes. Conscient qu’il s’agit de «la dernière chance du PNUE», en crise politique et financière grave depuis plusieurs années, Klaus Toepfer vient de quitter le gouvernement allemand pour prendre les rênes de cette agence onusienne basée à Nairobi et dont le budget n’a cessé de diminuer. De passage à Paris où sont basées les activités Industrie et Environnement du PNUE, M. Toepfer a rappelé qu’il était aussi directeur général de l’Office des Nations Unies dans la capitale kenyane, donc également de l’organisme onusien Habitat. Affaibli par des revers successifs, critiqué partout y compris au sein de l’ONU, le PNUE était donné pour moribond par les experts à moins d’une profonde réforme de ses structures. Cette réforme a été décidée l’été dernier par l’ONU et M. Toepfer a entamé une tournée commençant par Paris pour convaincre les capitales réticentes de contribuer à nouveau financièrement aux activités du PNUE. Depuis 1995, le budget est passé de 100 millions de dollars par an à 44 en 1997, a indiqué M. Toepfer. Sa première visite à Paris s’est traduite par un premier succès, la France ayant promis d’apurer sa dette et d’augmenter sa contribution de 20% en 1999. Le nouveau directeur exécutif du PNUE, qui a présidé en 1994-1995 la Commission des Nations Unies pour le développement durable (CDD), va continuer sa tournée en Europe (Espagne et Grande-Bretagne) avant de se rendre aux Etats-Unis. Ayant soutenu la candidature de M. Toepfer, qui succède à la Canadienne Elizabeth Dowdeswell, les Américains semblent disposer se mettre en règle vis-à-vis du PNUE. Stabiliser l’avenir A l’origine de plusieurs grandes conventions mondiales de protection de l’environnement (biodiversité, changements climatiques, lutte contre la désertification ou protocole de Montréal sur la couche d’ozone), le PNUE a vu, lui, échapper plusieurs de ces instruments tandis que d’autres organismes prenaient du poids. Le malaise s’était accentué en 1997 lorsque les Etats-Unis, suivis de plusieurs pays européens, ont suspendu leur participation financière dans l’attente de réformes destinées à rendre plus efficace cette agence qui avait fêté un an plus tôt ses 25 ans. A New York en juin 1997, lors du deuxième sommet de la terre puis à Rome, en octobre, lors de la première réunion de la convention de lutte contre la désertification, le PNUE a été particulièrement discret. Une agence concurrente, le FIDA (Fonds de développement de l’agriculture), gérera d’ailleurs les fonds consacrés à la désertification, la concurrence étant tout aussi nette avec le PNUD (développement) ou la FAO (alimentation). La «réorientation urgente» du PNUE passe, selon son nouveau patron, par une réflexion sur l’ensemble du secteur «environnement» de l’ONU dont un groupe de travail vient d’être chargé. Son rapport est attendu avant l’été. Pour «stabiliser l’avenir du PNUE», M. Toepfer compte axer les actions les plus urgentes sur les conséquences des changements climatiques et la préparation de la conférence de Buenos-Aires fin 1998, les ressources en eau douce, la biodiversité et l’impact des produits chimiques. Ancien ministre de l’Environnement, Klaus Toepfer n’a quitté que le 14 janvier ses fonctions de ministre fédéral de la planification régionale, de la construction et de l’urbanisme, qu’il occupait depuis 1994. (AFP)
Nouveau patron du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), l’Allemand Klaus Toepfer veut redonner à cette agence de l’ONU le rôle de «protecteur de l’environnement mondial» qu’elle a perdu au profit d’organisations internationales devenues concurrentes. Conscient qu’il s’agit de «la dernière chance du PNUE», en crise politique et financière grave depuis plusieurs années, Klaus Toepfer vient de quitter le gouvernement allemand pour prendre les rênes de cette agence onusienne basée à Nairobi et dont le budget n’a cessé de diminuer. De passage à Paris où sont basées les activités Industrie et Environnement du PNUE, M. Toepfer a rappelé qu’il était aussi directeur général de l’Office des Nations Unies dans la capitale kenyane, donc également de l’organisme onusien Habitat....