Téhéran satisfait de la reprise des contacts au niveau ministériel avec l'UE
le 25 février 1998 à 00h00
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Kamal Kharrazi, s’est félicité mardi de la décision de l’Union européenne de rétablir ses contacts ministériels avec Téhéran. «Nous accueillons favorablement la décision de l’Union européenne», a-t-il dit au cours d’une conférence à Téhéran. «Nous voyons là une meilleure compréhension, de la part de l’Union européenne, de la position importante de l’Iran et du rôle qu’il peut jouer comme pays et comme président de l’Organisation de la conférence islamique». En levant lundi l’embargo qui pesait sur les contacts ministériels avec l’Iran, les ministres des Affaires étrangères des Quinze ont fait un premier pas vers la reprise du «dialogue» interrompu il y a près d’un an. L’Union avait déjà décidé en décembre de renvoyer ses ambassadeurs à Téhéran, qu’ils avaient quitté après qu’un tribunal allemand eut accusé l’Iran de terrorisme d’Etat en avril 1997. «Un grand nombre de problèmes apparus entre les deux parties peuvent être résolus», a dit Kharrazi avec le concours d’un interprète. «Nous sommes tout à fait prêts à coopérer avec les Etats de l’UE en fonction des intérêts mutuels et des questions d’intérêt international». A Bonn, le chef de la diplomatie allemande, Klaus Kinkel, a déclaré mardi que l’amélioration des relations avec Téhéran dépendait pour beaucoup du sort d’un Allemand condamné à mort en Iran pour relations sexuelles avec une musulmane. «(Son exécution) jetterait une ombre de taille sur nos relations», a dit Klaus Kinkel à la radio DeutschlandFunk en faisant allusion à Helmut Hofer, homme d’affaires de Hambourg qui a fait appel contre sa condamnation ce mois-ci. Les autorités iraniennes n’ont pas clairement indiqué si la condamnation de Hofer, emprisonné en Iran, avait des chances d’être annulée. (Reuters).
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Kamal Kharrazi, s’est félicité mardi de la décision de l’Union européenne de rétablir ses contacts ministériels avec Téhéran. «Nous accueillons favorablement la décision de l’Union européenne», a-t-il dit au cours d’une conférence à Téhéran. «Nous voyons là une meilleure compréhension, de la part de l’Union européenne, de la position importante de l’Iran et du rôle qu’il peut jouer comme pays et comme président de l’Organisation de la conférence islamique». En levant lundi l’embargo qui pesait sur les contacts ministériels avec l’Iran, les ministres des Affaires étrangères des Quinze ont fait un premier pas vers la reprise du «dialogue» interrompu il y a près d’un an. L’Union avait déjà décidé en décembre de renvoyer ses ambassadeurs...
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