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Actualités - Chronologie

Le secrétaire général de l'ONU prône une meilleure compréhension de l'Irak

L’Irak a cédé aux pressions dans la crise concernant ses capacités de produire des armes de destruction massive, mais ce pays doit néanmoins être mieux respecté par la communauté internationale, a estimé le secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan. Dans une interview accordée à France 2, Kofi Annan a également noté que l’Irak avait accepté que les inspections des sites présidentiels suspects commencent sans délai. «Le président Saddam Hussein et le gouvernement irakien ont accepté qu’on puisse visiter les huit palais dès maintenant», a-t-il dit à Paris, où il faisait escale avant de regagner New York mardi. Selon lui, les Irakiens ont modifié leur attitude parce que «premièrement, il y a eu beaucoup de pressions, y compris les contacts que le président Chirac a eus avec eux, les messages de chefs d’Etat du Moyen-Orient, du monde entier envoyés au président Saddam Hussein». «Il (Saddam Hussein) était aussi conscient des conséquences» d’un refus de coopérer complètement avec les inspecteurs de l’ONU chargés de vérifier le démantèlement de ses armes de destruction massive. Cependant, Kofi Annan a souligné «la question de dignité très importante dans le monde arabe» et a jugé que l’Irak n’avait pas été «bien compris». «On dit très souvent que Bagdad était isolé. J’ai l’impression que nous aussi nous sommes isolés. On ne comprend pas exactement comment il faut prendre Bagdad. On ne peut pas mettre tout le blâme sur Bagdad», a-t-il dit, en évoquant un «malentendu» et un problème de «non-communication». Il a constaté que les relations avec l’Irak portaient presque exclusivement sur les dossiers de la commission de désarmement et des questions humanitaires. «Il y a un vide politique que je veux trouver le moyen de remplir aussi vite que possible», a-t-il dit, sans autres précisions. «C’est peut-être la dernière crise importante, mais nous aussi nous devons faire des choses de notre côté pour améliorer notre relation avec l’Irak, pour le traiter avec un certain respect, une certaine compréhension», a dit le secrétaire général de l’ONU. «J’estime que l’accord qu’on vient de signer à Bagdad est très correct et donc j’attends que, même s’il y a des discussions au Conseil de Sécurité, cela ne devrait pas être très dur. Mais on ne sait jamais», a également déclaré Kofi Annan. Il a estimé que l’attitude de la France avait été «une aide énorme», tout en la replaçant dans le contexte de ses contacts avec l’ensemble des Etats concernés depuis trois semaines. (Reuters)
L’Irak a cédé aux pressions dans la crise concernant ses capacités de produire des armes de destruction massive, mais ce pays doit néanmoins être mieux respecté par la communauté internationale, a estimé le secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan. Dans une interview accordée à France 2, Kofi Annan a également noté que l’Irak avait accepté que les inspections des sites présidentiels suspects commencent sans délai. «Le président Saddam Hussein et le gouvernement irakien ont accepté qu’on puisse visiter les huit palais dès maintenant», a-t-il dit à Paris, où il faisait escale avant de regagner New York mardi. Selon lui, les Irakiens ont modifié leur attitude parce que «premièrement, il y a eu beaucoup de pressions, y compris les contacts que le président Chirac a eus avec eux, les messages de chefs...