Le ministre d’Etat Michel Eddé a une nouvelle fois mis l’accent sur le rôle et l’importance des petites et moyennes entreprises et des micro-entreprises dans le développement de l’économie libanaise. Il a indiqué sur ce plan que le gouvernement met actuellement la dernière main à un projet — qui devrait voir le jour d’ici deux mois — visant à stimuler la formation de micro-entreprises et de PME dans le pays. L’allocution de M. Eddé concernant les PME et les micro entreprises a été prononcée au cours d’un débat organisé par «l’Association de solidarité professionnelle». Ont notamment participé à cette causerie, le directeur du Centre d’études bancaires, M. Fernand Sanane, et le président de l’Institution nationale de garantie des dépôts, M. Khater Abou Habib. M. Eddé étant en voyage à l’étranger, c’est M. Sanane qui a lu le texte de son discours. Après avoir rappelé les nombreuses démarches qu’il a entreprises auprès des hauts responsables de l’Association des banques et de la Banque du Liban en vue de développer les PME, M. Eddé a indiqué que les micro-entreprises et les PME constituent dans la plupart des pays, aussi bien industriels qu’en voie de développement, «l’épine dorsale de l’économie». «Les statistiques montrent que ces entreprises représentent près de 80 pour cent de l’activité économique en Italie, en Allemagne, dans certains pays européens, et même aux Etats-Unis», a affirmé M. Eddé. «Au niveau social, a poursuivi M. Eddé, les micro-entreprises et les PME constituent le principal facteur de formation et de développement de la classe moyenne. Il ne saurait y avoir d’Etat stable et de société développée sans classe moyenne qui représente le fondement de la société. L’un des objectifs du gouvernement actuellement est de renforcer la classe moyenne. Tous les projets exécutés par le gouvernement s’inscrivent, en définitive, dans le cadre de cet objectif socio-économique». Soulignant que la création d’emplois dépend dans une large mesure des investissements, M. Eddé a précisé qu’au Liban, «comme dans la plupart des petits pays, il est quasiment impossible de voir émerger des industries édifiées sur de gros capitaux». «Les industries locales, a-t-il souligné à ce propos, ne peuvent pas concurrencer les gros complexes industriels internationaux dont le capital s’élève à des dizaines de milliards de dollars. Là où nous pouvons agir, c’est au niveau du développement et de l’essor des PME et des micro-entreprises qui n’ont besoin que de petits capitaux et qui sont gérés par leurs propriétaires». «De telles entreprises, a ajouté M. Eddé, sont en mesure de faire face à la concurrence. L’Italie offre l’exemple le plus frappant du succès de telles entreprises. L’Italie occupe en effet une place de choix dans l’économie mondiale grâce à ce genre d’entreprises qui sont au nombre de quatre millions. Grâce à ces entreprises, l’Italie assure 34 pour cent du commerce mondial de prêt-à-porter et de meubles de maison». Mettant l’accent sur le fait que le Liban présente d’importantes possibilités au niveau des petites entreprises en raison de la présence de cadres qualifiés et d’une main-d’œuvre spécialisée, M. Eddé a indiqué que le gouvernement, l’Association des banques et la Banque du Liban œuvrent actuellement en vue de mettre au point un mécanisme de financement des PME, notamment pour ce qui a trait à l’accès au crédit bancaire. En conclusion, le ministre d’Etat a précisé que le projet envisagé sur ce plan en est à sa phase finale et devrait être approuvé dans un délai de deux mois.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le ministre d’Etat Michel Eddé a une nouvelle fois mis l’accent sur le rôle et l’importance des petites et moyennes entreprises et des micro-entreprises dans le développement de l’économie libanaise. Il a indiqué sur ce plan que le gouvernement met actuellement la dernière main à un projet — qui devrait voir le jour d’ici deux mois — visant à stimuler la formation de micro-entreprises et de PME dans le pays. L’allocution de M. Eddé concernant les PME et les micro entreprises a été prononcée au cours d’un débat organisé par «l’Association de solidarité professionnelle». Ont notamment participé à cette causerie, le directeur du Centre d’études bancaires, M. Fernand Sanane, et le président de l’Institution nationale de garantie des dépôts, M. Khater Abou Habib. M. Eddé étant en voyage à...