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Actualités - Chronologie

Un peu de vin contre le cancer

Le vin, avec modération, déjà connu pour être plutôt bénéfique pour le cœur, réduirait aussi le risque de mourir de cancer, selon une étude française réalisée sur 34.000 hommes de l’est de la France. «La mortalité par cancer est réduite de 20% chez les hommes qui avaient une consommation modérée d’alcool, soit l’équivalent de deux à trois verres de vin par jour», a commenté le Dr René Guéguen, l’un des auteurs de l’étude parue dans le mensuel américain «Epidemiology». Ce travail a porté sur 34.014 hommes de 40 à 60 ans, venus pour un examen de santé dans un centre de médecine préventive de Vandœuvre-les-Nancy (est de la France) entre 1978 et 1983. Il a été conduit avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), notamment avec l’unité à laquelle appartient le Dr Serge Renaud, à Bordeaux (sud-ouest). Avec cette consommation modérée, la mortalité totale, toutes causes confondues, est diminuée de 30% par rapport aux non-buveurs, selon l’analyse des décès (2.642), réalisée en 1993. Cette proportion est similaire, qu’il s’agisse de fumeurs, ex-fumeurs ou non-fumeurs. La prise en compte d’autres éléments déterminants (exercice physique, niveau social et culturel), ne modifie pas le résultat sur la réduction de mort par cancer, indique le médecin du Centre de médecine préventive. La diminution de la mortalité cardio-vasculaire (infarctus...), qui avoisine les 30%, confirme par ailleurs l’effet protecteur pour le cœur de ce breuvage, consommé en quantité modérée. «Une analyse complète, en cours, des données de mortalité enregistrée en 1995 (3.500 décès) devrait permettre de savoir si cette réduction de mort par cancer associée à une prise modérée d’alcool – pour la première fois observée en France – est confirmée», ajoute le Dr Guéguen. L’enquête menée auprès des médecins de famille n’avait permis de retrouver que dans la moitié des cas les causes précises de la mort. Le deuxième volet de l’étude permettra d’avoir un échantillon plus large de décès par cancer, en disposant cette fois de la totalité des causes de décès. «Elle permettra aussi de démêler les effets de la bière et du vin, objets de controverses», poursuit le Dr Guéguen. Les Anglo-Saxons penchent pour une absence de distinction entre les différentes boissons alcoolisées et parlent d’alcool, les Bordelais auraient tendance à penser que le vin a des propriétés particulières, tandis que les régions plus au Nord aimeraient en savoir plus sur la bière, dont ils sont amateurs, résume-t-il. Devant ces conclusions provisoires, Alphonse d’Houtaud (INSERM), sociologue coauteur de l’étude, suggère d’approfondir certains points. «Une petite consommation de vin, symbole du bien-vivre en France, reflète peut-être tout simplement un mode de vie sain et un comportement de modération générale» (sport, alimentation, etc.), explique-t-il. En 1997, l’équipe bordelaise avait observé qu’une consommation de trois à quatre verres de vin par jour, encore considérée comme raisonnable et modérée, s’accompagnait d’une «franche réduction» de la fréquence habituelle des démences séniles, particulièrement de la maladie d’Alzheimer, parmi les plus de 65 ans. (AFP)
Le vin, avec modération, déjà connu pour être plutôt bénéfique pour le cœur, réduirait aussi le risque de mourir de cancer, selon une étude française réalisée sur 34.000 hommes de l’est de la France. «La mortalité par cancer est réduite de 20% chez les hommes qui avaient une consommation modérée d’alcool, soit l’équivalent de deux à trois verres de vin par jour», a commenté le Dr René Guéguen, l’un des auteurs de l’étude parue dans le mensuel américain «Epidemiology». Ce travail a porté sur 34.014 hommes de 40 à 60 ans, venus pour un examen de santé dans un centre de médecine préventive de Vandœuvre-les-Nancy (est de la France) entre 1978 et 1983. Il a été conduit avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), notamment avec l’unité à laquelle appartient le...