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Actualités - Communiques Et Declarations

Hoss conseille à Hraoui de geler son initiative

Le tollé contre le mariage civil facultatif proposé par le président de la République s’amplifie dans les milieux politiques et religieux. C’est ainsi que le président Sélim Hoss a conseillé samedi au chef de l’Etat de retirer son projet de réforme de la loi sur le statut personnel, affirmant que «l’ambiance au Liban ne s’y prête guère. Il ne sera donc approuvé ni en Conseil des ministres ni à l’Assemblée nationale», a-t-il précisé. Selon l’ancien premier ministre, «il est évident qu’un tel sujet de polémique est susceptible de provoquer de graves dissensions dans le pays dont nous nous dispensons à l’heure actuelle». «De plus, a-t-il ajouté, en insistant sur ce projet, on risque de remettre sur le tapis toute la question de la déconfessionnalisation politique et administrative. Le pays est-il mûr aujourd’hui pour ce genre d’initiatives?», s’est demandé M. Hoss avant de poursuivre: «Si le projet de loi sur le mariage civil facultatif était sérieux, il aurait été précédé de la formation de la Commission nationale pour l’abolition du confessionnalisme politique stipulée par la Constitution. (...) Il vaut mieux donc que cette question cesse de faire l’objet d’une polémique en attendant la formation de cette Commission nationale», a-t-il conclu. Par ailleurs, le mufti de la République, cheikh Mohammed Rachid Kabbani, est revenu samedi à la charge devant des délégations populaires de Tarik el-Jdidé venues manifester leur appui à ses positions contre le mariage civil. A cette occasion, le dignitaire sunnite a souhaité une fois de plus que le chef de l’Etat se rétracte. «Les Libanais apprécieront une telle démarche et le président de la République jouira d’un appui sans précédent dans le pays», a-t-il dit avant de poursuivre: «Nous considérons que l’idée du mariage civil au Liban constitue aujourd’hui une partie du plan fomenté par le nouvel impérialisme mondial. C’est ce même nouvel ordre mondial qui veut frapper l’Irak pour le démembrer». Enfin, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a également demandé hier au président Elias Hraoui de retirer son projet de mariage civil et de l’exposer uniquement aux instances spirituelles chrétiennes et musulmanes pour que celles-ci l’étudient et l’examinent. Côté chrétien, l’archevêque maronite de Jbeil, Mgr Béchara Rahi, a indiqué samedi que l’Assemblée des évêques maronites avait décidé, lors de sa dernière réunion, de former une commission chargée de présenter une étude au sujet du mariage civil pour l’expliquer à l’opinion publique. Il a ajouté: «L’Eglise accepte le mariage civil à condition que la personne qui compte se marier affirme qu’elle n’est pas croyante». Et de poursuivre: «Ce genre d’union ne contribue pas à l’intégration nationale. Il ne fait que créer un problème au sein de l’Eglise et entre ses fils. (...) L’Eglise ne se désiste pas de son pouvoir et n’est nullement concernée par les verdicts des tribunaux civils concernant l’héritage, le testament, la maternité et l’adoption... La suppression des tribunaux religieux est une affaire très dangereuse si elle a lieu au Liban comme en Egypte», a-t-il dit, avant de rappeler que «le pouvoir est au service et non le maître de la loi».
Le tollé contre le mariage civil facultatif proposé par le président de la République s’amplifie dans les milieux politiques et religieux. C’est ainsi que le président Sélim Hoss a conseillé samedi au chef de l’Etat de retirer son projet de réforme de la loi sur le statut personnel, affirmant que «l’ambiance au Liban ne s’y prête guère. Il ne sera donc approuvé ni en Conseil des ministres ni à l’Assemblée nationale», a-t-il précisé. Selon l’ancien premier ministre, «il est évident qu’un tel sujet de polémique est susceptible de provoquer de graves dissensions dans le pays dont nous nous dispensons à l’heure actuelle». «De plus, a-t-il ajouté, en insistant sur ce projet, on risque de remettre sur le tapis toute la question de la déconfessionnalisation politique et administrative. Le pays est-il...