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Actualités - Chronologie

François Besse, le roi de l'évasion à nouveau devant des juges

François Besse, 53 ans, le «roi de l’évasion», n’a pas renié son passé de truand hier au premier jour de son procès à Angoulême (centre-ouest), dont il entend profiter pour justifier sa révolte et ses années de cavale. Ce dangereux malfaiteur comparaît pour deux vols à main armée avec prise d’otages, qui avaient permis aux policiers de retrouver sa piste après une longue cavale. Des quatre accusés qui se retrouvent dans le box, c’est lui qui tient la vedette. C’est pour lui qu’un imposant dispositif de sécurité a été mis en place à l’intérieur et autour du palais de justice, eu égard sans doute à son record en matière d’évasions: six en 20 ans de carrière, en France, mais aussi en Belgique et en Espagne. Lors de la première interruption de séance, François Besse a pu embrasser Marie-Ange, 32 ans, son épouse, jugée en même temps que lui pour un vol avec armes, que le couple nie avoir commis. Arrêté en novembre 1994 au Maroc, puis extradé, il purge une peine de cinq ans de prison pour association de malfaiteurs. Quand vient son tour de décrire sa personnalité, il s’attarde sur son cursus judiciaire. Le 19 mars 1971 est une date importante: il est condamné à 7 ans de réclusion criminelle. «J’avais le choix, dit-il, entre me plier ou me révolter» contre ce qu’il considère comme une condamnation injuste. «Et puis j’ai pensé à l’évasion. Je me suis évadé, poursuit-il. Je savais à ce moment-là que la voie était sans issue. Je pensais que l’histoire s’arrêterait rapidement, que la société y mettrait un terme». Le gangster évoque sa rencontre avec Marie-Ange en 1983. «Quelque chose a basculé en moi», dit-il. Agée de 16 ans, elle suit Besse dans sa cavale. Celle-ci durera douze ans. C’est d’abord l’Italie, où Besse monte une entreprise de peinture en bâtiment. Rome, Naples, Palerme. Puis le couple passe en Angleterre et partage son temps entre des cours d’anglais et des petits boulots. «Nous avons vécu de façon tout à fait honnête. Il n’est pas obligatoire de braquer des banques tous les matins pour survivre», dit François Besse avec le plus grand sérieux. Les ennuis vont commencer pour le couple lorsqu’il décide d’avoir un enfant. Besse désirait que Charleyne naisse à Cognac, en Charente (centre-ouest), son département d’origine. Les époux Besse reviennent en France. C’est à cette époque que les braquages pour lesquels ils comparaissent vont avoir lieu. (AFP)
François Besse, 53 ans, le «roi de l’évasion», n’a pas renié son passé de truand hier au premier jour de son procès à Angoulême (centre-ouest), dont il entend profiter pour justifier sa révolte et ses années de cavale. Ce dangereux malfaiteur comparaît pour deux vols à main armée avec prise d’otages, qui avaient permis aux policiers de retrouver sa piste après une longue cavale. Des quatre accusés qui se retrouvent dans le box, c’est lui qui tient la vedette. C’est pour lui qu’un imposant dispositif de sécurité a été mis en place à l’intérieur et autour du palais de justice, eu égard sans doute à son record en matière d’évasions: six en 20 ans de carrière, en France, mais aussi en Belgique et en Espagne. Lors de la première interruption de séance, François Besse a pu embrasser Marie-Ange, 32...