Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

France : Le Pen traduit en justice pour violences et injures publiques

Jean-Marie Le Pen, président du Front national, comparaîtra jeudi et vendredi devant le tribunal correctionnel de Versailles pour «violences en réunion» et «injures publiques» lors de sa visite à Mantes-La-Jolie (banlieue parisienne) en mai 1997, à l’occasion de la campagne des élections législatives. Le 30 mai 1997, entre les deux tours du scrutin, Jean-Marie Le Pen était venu à Mantes-La-Jolie soutenir sa fille Marie-Caroline Le Pen, candidate dans cette circonscription où la candidate socialiste, Mme Annette Peulvast-Bergeal, était en ballottage favorable. Là il avait surgi de son véhicule et s’était précipité en compagnie de ses gardes du corps au devant d’une trentaine de contre-manifestants. Puis il s’en était alors pris à la candidate socialiste, ceinte d’une écharpe tricolore (parce qu’élue municipale) qu’il avait tenté de lui arracher tandis que des «coups pleuvaient de toute part», selon les déclarations faites par cette femme député. Souffrant de griffures au thorax et d’hématomes à la jambe droite, elle avait été examinée sur place par un médecin qui lui avait prescrit 3 jours d’arrêt de travail. Les échauffourées s’étaient poursuivies dans les rues et M. Le Pen, accompagné de sa fille et protégé par une vingtaine de gardes du corps, avait lui-même fait le coup de poing à trois occasions, selon plusieurs témoignages. Des faits en partie «contestés» par M. Le Pen. Des témoignages, des images télévisées et des photos parues dans la presse aideront le tribunal dans son jugement. Le 2 juin 1997, au lendemain des élections législatives qui ont vu la victoire de Mme Peulvast-Bergeal, le procureur de la République du TGI de Versailles, Yves Colleu, avait ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire, après la plainte pour «violences volontaires» déposée par ce député socialiste contre M. Le Pen. Plusieurs autres élus de gauche ainsi que Marie-Caroline Le Pen et trois militants du FN avaient également déposé plainte. Poursuivi en compagnie de trois membres de son service d’ordre dont Bernard Courcelle, responsable du Département protection et sécurité (DPS), M. Le Pen encourt une peine de 3 ans de prison et une amende de 300.000F. Treize autres personnes sont citées devant ce tribunal, dont onze «contre-manifestants» poursuivis par M. Le Pen, pour «entrave concertée et avec menace à la liberté de manifestation» et qui encourent une peine identique. (AFP)
Jean-Marie Le Pen, président du Front national, comparaîtra jeudi et vendredi devant le tribunal correctionnel de Versailles pour «violences en réunion» et «injures publiques» lors de sa visite à Mantes-La-Jolie (banlieue parisienne) en mai 1997, à l’occasion de la campagne des élections législatives. Le 30 mai 1997, entre les deux tours du scrutin, Jean-Marie Le Pen était venu à Mantes-La-Jolie soutenir sa fille Marie-Caroline Le Pen, candidate dans cette circonscription où la candidate socialiste, Mme Annette Peulvast-Bergeal, était en ballottage favorable. Là il avait surgi de son véhicule et s’était précipité en compagnie de ses gardes du corps au devant d’une trentaine de contre-manifestants. Puis il s’en était alors pris à la candidate socialiste, ceinte d’une écharpe tricolore (parce qu’élue...