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Actualités - Chronologie

La France et l'Algérie amorcent une timide réconciliation

La France et l’Algérie tentent de renouer un dialogue politique en panne, mais de nombreux obstacles restent à lever pour normaliser les relations entre les deux pays. Le président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Jack Lang, s’est rendu samedi et dimanche à Alger, chargé officieusement par le gouvernement français de sonder les autorités algériennes et de délivrer une invitation au chef de la diplomatie algérienne Ahmed Attaf. La réponse semble favorable. «L’Algérie est entièrement disposée à assainir et normaliser ses relations avec la France», a annoncé le ministère algérien des Affaires étrangères. Les deux gouvernements préparent désormais la visite du ministre algérien, a-t-on appris de source diplomatique. Elle pourrait s’effectuer au mois de mars, selon les informations, non confirmées, publiées par le quotidien algérien «Le Matin». De nombreux dossiers en suspens pourraient trouver une solution, notamment ceux des visas et du retour des sociétés françaises, échaudées par le statut de pays à «haut risque» donné à l’Algérie. Alger a toutefois fixé un cadre à la nouvelle relation souhaitée. Elle doit se fonder sur le «respect mutuel», ce qui implique la «non-ingérence», «l’équilibre des intérêts» et la «concertation». Or ces principes s’accommodent mal des questions posées par le drame vécu par le peuple algérien, «pris au piège» entre les exactions des groupes islamistes et la violence de la répression, comme l’expliquent les organisations internationales de défense des droits de l’homme. Les dirigeants algériens vont jusqu’à refuser les interrogations sur leur action et rappellent à Paris que l’Algérie a d’autres interlocuteurs et d’autres partenaires économiques. Jack Lang est allé très loin en assurant les autorités algériennes du soutien de la France dans la lutte contre le terrorisme. «Nous n’aurons aucune complaisance d’aucune sorte à l’égard des tueurs et des égorgeurs», a-t-il affirmé. «Nous savons qu’ils ont été commandités par le Groupe islamique armé (GIA). Il faut en finir avec les idées donnant à penser que les tueurs sont autres. Cette ligne sera clairement défendue», a-t-il ajouté. Le Quai d’Orsay se refuse pour l’instant à tout commentaire sur cette prise de position. «Aucun élément ne vient étayer certaines thèses selon lesquelles il y aurait une responsabilité directe ou indirecte des autorités» dans les massacres, a seulement indiqué son porte-parole, Anne Gazeau-Secret. (AFP)
La France et l’Algérie tentent de renouer un dialogue politique en panne, mais de nombreux obstacles restent à lever pour normaliser les relations entre les deux pays. Le président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Jack Lang, s’est rendu samedi et dimanche à Alger, chargé officieusement par le gouvernement français de sonder les autorités algériennes et de délivrer une invitation au chef de la diplomatie algérienne Ahmed Attaf. La réponse semble favorable. «L’Algérie est entièrement disposée à assainir et normaliser ses relations avec la France», a annoncé le ministère algérien des Affaires étrangères. Les deux gouvernements préparent désormais la visite du ministre algérien, a-t-on appris de source diplomatique. Elle pourrait s’effectuer au mois de mars, selon les...