Les tensions sociales se sont accentuées cette semaine en Corée du Sud après l’annonce du maintien par la Confédération KCTU de son appel à la grève qui agite le spectre d’une nouvelle crise financière. Les services du procureur général avaient auparavant averti que les syndicats s’exposaient à de sévères mesures s’ils mettaient à exécution leur menace de grève générale. Selon eux, la grève à laquelle a appelé la KCTU est illégale, car elle et liée à une loi actuellement examinée par l’Assemblée nationale. La KCTU a pris cette décision pour rejeter l’accord signé la semaine dernière par une commission tripartite spéciale gouvernement-syndicats-patronat destiné à faciliter les licenciements et à accélérer la réforme des conglomérats, appelés Chaebols. La loi est actuellement bloquée au Parlement, réuni depuis la semaine dernière en session extraordinaire pour 15 jours en vue d’adopter cette nouvelle législation du travail, le grand parti national (GNP), majoritaire, s’opposant à deux concessions faites par le gouvernement de transition aux syndicats, y compris celle les autorisant à se livrer à des activités politiques, ce qui leur était jusqu’ici interdit. Licenciements plus faciles Deux syndicats d’un de ces Chaebols, Hyundai, ont annoncé que 40.000 employés du constructeur automobile Hyundai Motors et du fabricant de containeurs Hyundai Precision, se sont mis en grève à Ulsan vendredi. La KCTU précise de son côté qu’au total 100.000 de ses 550.000 membres dans 67 entreprises, y compris les deux filiales de Hyundai, observent la grève. Par ailleurs, le nouveau «gouvernement du peuple» du président Kim Dae-jung, qui prêtera serment le 25 février, a annoncé un train de 100 réformes «douloureuses, mais essentielles» qu’il se propose d’entreprendre dans les cinq ans à venir. «Démocratie participative» Ce programme vise à promouvoir la «démocratie participative» et la libre concurrence, en lieu et place de l’intervention étatique et des réglementations qui ont jusqu’ici prévalu au sommet de l’Etat, soulignent ses auteurs. Parmi ces réformes, qui visent avant tout à libéraliser l’économie, à faciliter les investissements étrangers, à transformer les Chaebols de leur structure familiale actuelle en nouveaux holdings, une a trait à l’emploi. Selon les réformateurs, l’emploi ne sera plus désormais garanti à vie et les augmentations de salaires basées sur l’ancienneté. La nouvelle législation actuellement débattue devant le Parlement rendra plus faciles les licenciements, soulignent-ils. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les tensions sociales se sont accentuées cette semaine en Corée du Sud après l’annonce du maintien par la Confédération KCTU de son appel à la grève qui agite le spectre d’une nouvelle crise financière. Les services du procureur général avaient auparavant averti que les syndicats s’exposaient à de sévères mesures s’ils mettaient à exécution leur menace de grève générale. Selon eux, la grève à laquelle a appelé la KCTU est illégale, car elle et liée à une loi actuellement examinée par l’Assemblée nationale. La KCTU a pris cette décision pour rejeter l’accord signé la semaine dernière par une commission tripartite spéciale gouvernement-syndicats-patronat destiné à faciliter les licenciements et à accélérer la réforme des conglomérats, appelés Chaebols. La loi est actuellement bloquée au...