Risque d'épidémies au lendemain du séisme en Afghanistan
le 11 février 1998 à 00h00
Les sauveteurs recherchaient toujours hier des survivants au séisme qui a ravagé le 4 février une partie de la province afghane de Takhar et s’inquiétaient d’épidémies dans les villages les plus touchés de cette région très isolée du nord-est du pays. La course contre la montre pour atteindre ces villages, dont certains sont à deux jours de marche de Rostaq, est engagée par les organisations humanitaires qui veulent prévenir toute maladie liée à une possible contamination de l’eau, ont précisé des sources humanitaires. Mais pour l’instant, seuls 12 expatriés d’organisations humanitaires participent aux opérations de secours, qui sont coordonnées par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et Médecins sans frontières (MSF). «Nous craignons la contamination de l’eau par les cadavres humains ou les carcasses d’animaux», a indiqué, à Rostaq, Sandrine Chopin du bureau humanitaire de la Commission européenne. Environ 4.000 personnes ont été tuées au cours du tremblement de terre et des répliques qui ont suivi la semaine dernière dans le Nord, région montagneuse où sévit actuellement un froid glacial. Selon des sources humanitaires, des centaines d’autres victimes pourraient ne pas encore avoir été découvertes. Les blessés sont soignés dans les hôpitaux existants ou mis en place par les organisations humanitaires. Lundi, près d’une centaine de blessés, souvent atteints de fractures, attendaient d’être traités à l’hôpital de Rostaq. Cet établissement est prévu pour 30 patients. Ceux en surnombre sont allongés sur des matelas de fortune dans les chambres ou les couloirs. (AFP)
Les sauveteurs recherchaient toujours hier des survivants au séisme qui a ravagé le 4 février une partie de la province afghane de Takhar et s’inquiétaient d’épidémies dans les villages les plus touchés de cette région très isolée du nord-est du pays. La course contre la montre pour atteindre ces villages, dont certains sont à deux jours de marche de Rostaq, est engagée par les organisations humanitaires qui veulent prévenir toute maladie liée à une possible contamination de l’eau, ont précisé des sources humanitaires. Mais pour l’instant, seuls 12 expatriés d’organisations humanitaires participent aux opérations de secours, qui sont coordonnées par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et Médecins sans frontières (MSF). «Nous craignons la contamination de l’eau par les cadavres humains...
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