Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La Chine prévoit un ralentissement de son commerce extérieur en 1998

La Chine, aux prises avec les conséquences de la crise financière asiatique, a admis lundi que son commerce extérieur ralentirait cette année, avec une croissance de 6% seulement contre +12,1% en 1997. Le commerce extérieur atteindra 345 milliards de dollars en 1998 après 325 mds en 1997, a indiqué dans le «China Daily» le ministre du Commerce extérieur, Wu Yi, sans donner le détail de l’évolution attendue des exportations et des importations. La Chine est confrontée à de «difficiles défis» en matière de commerce extérieur et d’investissement étranger, a expliqué Mme Wu dimanche au cours d’une conférence officielle. L’impact de la crise financière asiatique ne doit «en aucun cas» être sous-estimé, a-t-elle dit. Ce ton contraste avec la sérénité affichée par les responsables chinois depuis le début de la crise asiatique en juillet dernier. La Chine a dégagé en 1997 un excédent commercial record de 40,34 mds USD, les exportations ayant progressé de 20,9% à 182,7 mds USD et les importations de 2,5% à 142,36 USD. Mais selon le «China Daily», la crise asiatique a commencé au dernier trimestre 1997 à faire sentir ses effets sur l’économie chinoise, avec un ralentissement des exportations à destination du Japon, de la Corée du Sud, des pays d’Asie du Sud-Est et de l’Amérique du Nord. Dimanche, le journal a averti que l’excédent commercial de la Chine vis-à-vis des Etats-Unis subirait «une chute importante» en 1998, après avoir atteint le record de 16,39 mds USD en 1997, selon les statistiques chinoises. Les statistiques américaines, qui incluent les marchandises ayant transité par Hong Kong, évaluent le déficit américain vis-à-vis de la Chine à 48,99 mds USD. «Les exportations chinoises vers les Etats-Unis ralentiront cette année, la chute des devises des pays du Sud-Est asiatique ayant aiguisé leur compétitivité», expliquait le China Daily. «Dans le même temps, les importations chinoises vont considérablement augmenter, les Etat-Unis ayant assoupli le contrôle de leurs exportations en ce qui concerne la technologie nucléaire», ajoutait-il, citant un rapport des douanes. La Commission d’Etat au Plan a appelé à une accélération des investissements afin de compenser le ralentissement des exportations, qui représentent désormais 20% du produit intérieur brut (PIB). «L’investissement doit augmenter d’au moins 12% en 1998 si la Chine veut atteindre son objectif de 8% de croissance du PIB au cours des trois prochaines années», a averti la commission citée par le China Daily. La croissance des investissements est tombée à 10,1% en 1997, contre 61,8% en 1993, année de surchauffe. Les investissements étrangers ont encore augmenté de 8,5% en 1997 à 45,28 mds USD, mais les promesses d’investissements ont reculé de près de 30% à 51,78 mds USD. «L’investissement étranger réel pourrait bien chuter cette année pour la première fois dans l’histoire», s’inquiète le «China Daily». La semaine dernière, le vice-premier ministre chinois Li Lanqing a annoncé au Forum économique mondial de Davos (Suisse) un plan d’investissements en infrastructures de 750 mds USD sur 3 ans, afin de soutenir l’économie nationale. Vendredi, le directeur-général du Fonds monétaire International, Michel Camdessus, a félicité Pékin pour son refus de dévaluer le yuan. «La Chine n’a pas besoin de dévaluer sa monnaie. Pour l’instant, ses exportations ne souffrent pas de la dévaluation des autres monnaies asiatiques», a-t-il estimé. (AFP)
La Chine, aux prises avec les conséquences de la crise financière asiatique, a admis lundi que son commerce extérieur ralentirait cette année, avec une croissance de 6% seulement contre +12,1% en 1997. Le commerce extérieur atteindra 345 milliards de dollars en 1998 après 325 mds en 1997, a indiqué dans le «China Daily» le ministre du Commerce extérieur, Wu Yi, sans donner le détail de l’évolution attendue des exportations et des importations. La Chine est confrontée à de «difficiles défis» en matière de commerce extérieur et d’investissement étranger, a expliqué Mme Wu dimanche au cours d’une conférence officielle. L’impact de la crise financière asiatique ne doit «en aucun cas» être sous-estimé, a-t-elle dit. Ce ton contraste avec la sérénité affichée par les responsables chinois depuis le début...