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Actualités - Chronologie

Blair mobilise les dirigeants mondiaux contre le Bug de l'an 2000

Le premier ministre britannique Tony Blair mobilise les dirigeants mondiaux pour agir rapidement contre le «bug de l’an 2000» dont les conséquences pourraient coûter 412 milliards de dollars, a indiqué hier le quotidien britannique «The Independent». Le «bug de l’an 2000», qui risque de paralyser le fonctionnement de nombreux ordinateurs lorsqu’ils devront lire des dates dépassant le 1er janvier 2000, a déjà atteint certaines cartes bancaires récentes, qui ne peuvent être utilisées sur certains terminaux de paiement. De nombreux programmes utilisent seulement deux chiffres pour codifier les années, afin d’économiser de la mémoire, et confondent donc une date située au XXIe siècle avec une date du XXe siècle. Au fur et à mesure que l’on se rapproche de l’an 2000, les «dysfonctionnements probables», selon le terme employé par les informaticiens, apparaissent de plus en plus nombreux. Un grand nombre d’entreprises, notamment parmi les PME, pourraient se trouver, d’ici moins de deux ans, dans l’impossibilité d’établir une facturation, éditer un bulletin de salaire ou tenir une comptabilité. La gestion des hôpitaux, de la Sécurité sociale, de certains transports, les automates programmables utilisés dans de nombreux processus industriels pourraient se trouver paralysés. Au cours d’un entretien la semaine dernière entre Tony Blair et Bill Clinton, il a été décidé de mettre le problème à l’ordre du jour de la prochaine réunion du G-8, qui regroupe les grandes puissances économiques, en mai prochain, selon The Independent. La Grande-Bretagne assume actuellement la présidence du G-8. Tony Blair est également convenu avec le premier ministre néerlandais Wim Kok, que la Grande-Bretagne qui assure également la présidence tournante de l’Union Européenne, organiserait une «table ronde de hauts responsables de l’industrie européenne». L’Independent a rapporté, citant une source proche de Tony Blair, que le «bug» allait avaler 2% du revenu national des pays membres du G-8, soit 412 milliards de dollars. Selon un «Gourou» de Wall Street, Edward Yardeni, économiste en chef de la banque Deutsche Morgan Grenfell, appelé à témoigner devant le Sénat américain en novembre dernier, «il existe un risque de 40% de récession mondiale qui durerait au moins un an à partir du premier janvier 2000 et serait aussi grave que la crise des années 73/74». (AFP)
Le premier ministre britannique Tony Blair mobilise les dirigeants mondiaux pour agir rapidement contre le «bug de l’an 2000» dont les conséquences pourraient coûter 412 milliards de dollars, a indiqué hier le quotidien britannique «The Independent». Le «bug de l’an 2000», qui risque de paralyser le fonctionnement de nombreux ordinateurs lorsqu’ils devront lire des dates dépassant le 1er janvier 2000, a déjà atteint certaines cartes bancaires récentes, qui ne peuvent être utilisées sur certains terminaux de paiement. De nombreux programmes utilisent seulement deux chiffres pour codifier les années, afin d’économiser de la mémoire, et confondent donc une date située au XXIe siècle avec une date du XXe siècle. Au fur et à mesure que l’on se rapproche de l’an 2000, les «dysfonctionnements probables»,...