Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Présidentielle chypriote : un second tour très serré dimanche prochain

Le président sortant Glafcos Cléridès et le candidat indépendant George Iacovou, qui ont obtenu chacun 40% des votes au scrutin présidentiel dimanche dans la partie sud de Chypre, se disputent les votes des petits partis, décisifs pour le second tour du 15 février. Le chef du parti socialiste Edek Vassos Lyssaridis, crédité de 10,6% des suffrages, se pose désormais en arbitre et s’attribue un «rôle régulateur décisif». Ce prochain scrutin revêt une importance particulière à la veille de plusieurs échéances internationales pour Chypre, dont la reprise des efforts visant à réunifier l’île divisée depuis 1974, les négociations d’adhésion à l’Union européenne fin mars et l’éventuelle installation de missiles sol-air russes au sud. Les quotidiens chypriotes-grecs titrent sur «le beau rôle dévolu aux petits partis» qui essaieront de marchander leur ralliement au plus offrant tout en affirmant accorder «la priorité à la cause nationale». Parmi les sept candidats en lice lors du premier tour, M. Iacovou, 60 ans, a obtenu 40,6% des votes contre 40,1% à M. Cléridès, 79 ans, selon les résultats publiés dans la nuit par le ministère de l’Intérieur. Un dissident du Parti démocratique DIKO (centre-droite), M. Alexis Galanos, a obtenu 4% des voix, le chef des Démocrates libres, Georges Vassiliou 3%, alors que Nicos Koutsou (Nouveaux Horizons) et Nicos Rolandis (Libéral) ont rassemblé chacun sous leur nom moins de 1%. Le camp de M. Iacovou a admis dimanche qu’il aurait besoin de 44% des votes au premier tour pour garantir sa victoire au second. M. Iacovou a le soutien du puissant parti de gauche Akel (ex-communiste) et de la direction de DIKO. M. Cléridès a estimé que le résultat de dimanche démentait les prévisions du camp Iacovou qui tablait sur un écart important, voire la victoire dès le premier tour. Il a appelé les petits partis, notamment M. Lyssaridis, à réaliser «l’unité» nationale au sein d’un gouvernement regroupant plusieurs formations politiques. M. Iacovou et les dirigeants d’Akel ont en revanche estimé que le résultat «sanctionne le quinquennat Cléridès». Ils ont multiplié les appels en direction de MM. Lyssaridis et Vassiliou en vue du second tour, soulignant que leur électorat venait du «même bord». Selon les analystes, les 6% de votes obtenus par MM. Galanos, Rolandis et Koutsou devraient se reporter sur M. Cléridès. Toutefois, M. Lyssaridis, partisan avec M. Kyprianou d’une ligne dure dans les négociations avec les Chypriotes-turcs, aura du mal à appeler à voter Cléridès qu’il considère comme trop conciliant. Edek et les Démocrates unis ont annoncé que leurs instances se prononceraient le second tour durant les prochaines 48 heures. Le taux de participation au scrutin — obligatoire sous peine d’amende — a été de 91,7%. 446.731 électeurs étaient inscrits sur les 651.000 Chypriotes-grecs que compte la partie sud de l’île, divisée depuis l’occupation de sa portion septentrionale par l’armée turque en 1974. (AFP)
Le président sortant Glafcos Cléridès et le candidat indépendant George Iacovou, qui ont obtenu chacun 40% des votes au scrutin présidentiel dimanche dans la partie sud de Chypre, se disputent les votes des petits partis, décisifs pour le second tour du 15 février. Le chef du parti socialiste Edek Vassos Lyssaridis, crédité de 10,6% des suffrages, se pose désormais en arbitre et s’attribue un «rôle régulateur décisif». Ce prochain scrutin revêt une importance particulière à la veille de plusieurs échéances internationales pour Chypre, dont la reprise des efforts visant à réunifier l’île divisée depuis 1974, les négociations d’adhésion à l’Union européenne fin mars et l’éventuelle installation de missiles sol-air russes au sud. Les quotidiens chypriotes-grecs titrent sur «le beau rôle dévolu aux...