Afghanistan : le mauvais temps retarde l'arrivée des secours aux sinistrés
le 09 février 1998 à 00h00
Le mauvais temps a retardé dimanche l’arrivée des secours dans le nord-est de l’Afghanistan, où les sauveteurs ont déjà dénombré plus de 3.300 personnes tuées à la suite du tremblement de terre qui a secoué mercredi la province de Takhar. Les mauvaises conditions atmosphériques qui sévissent dans cette région montagneuse isolée et difficile d’accès ont ainsi empêché plusieurs appareils de survoler ou de se poser dans la zone du tremblement de terre, ont annoncé des sources humanitaires. «Il est vital d’évaluer rapidement la direction générale que doit prendre notre effort d’aide», a déclaré Tarek Elguindi, du programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU, qui est arrivé dimanche à Douchanbé (Tadjikistan). M. Elguindi s’est rendu dans la capitale tadjike avec un autre responsable des Nations Unies Mukhamed Salikhin, responsable de l’aide humanitaire en Afghanistan, afin de coordonner la distribution de l’aide humanitaire dans la province de Takhar située juste au sud du Tadjikistan. Les avions de secours sont cloués au sol Les deux responsables de l’organisation internationale qui envisageaient de survoler la région sinistrée en hélicoptère pour faire une évaluation de la situation ont annulé le vol en raison des conditions atmosphériques. De même, un vol du Comité International de la Croix-Rouge qui comptait acheminer du personnel et des secours dans la zone du tremblement de terre a été obligé de faire demi-tour faute d’avoir pu se poser, ont précisé les sources humanitaires. Le séisme, d’une magnitude évaluée entre 5,6 et 6 sur l’échelle de Richter, a frappé une région entièrement contrôlée par la coalition de l’opposition aux Taliban, les «étudiants en théologie» au pouvoir à Kaboul. Le CICR a annoncé à Kaboul dimanche matin que 3.330 morts et plusieurs centaines de blessés ont déjà été décomptés à Rostaq — où se trouve l’épicentre du séisme — et dans 12 villages environnants. Selon Juan Martinez, porte-parole du CICR, les sauveteurs ont affirmé que le village de Rostan lui-même ne semble pas avoir trop souffert de la catastrophe. Deux répliques pendant le week-end Le porte-parole a toutefois précisé que les villageois avait affirmé que «la plupart des morts avaient déjà été enterrés» dans les heures qui ont suivi le séisme, conformément à la tradition musulmane. Les sources humanitaires n’ont pu pour l’instant confirmer les différents bilan donnés de diverses sources vendredi soir et samedi matin qui variaient de 2.000 à 5.000 morts. Mais deux importantes répliques du séisme ont fait samedi soir et dimanche matin de nouvelles victimes, a indiqué dimanche un porte-parole de l’ambassade d’Afghanistan à Douchanbé. Il a affirmé que ces deux répliques ont fait au moins 250 morts et 50 blessés. L’ambassade afghane à Douchanbé représente l’ancien gouvernement du président Burhanuddin Rabbani renversé par les Taliban en septembre 1996. Le ministre de l’information des Taliban, Amir Khan Muttaqi, a par ailleurs accusé dimanche à Kaboul les forces de l’opposition d’avoir bombardé Bangi, une localité située sur la «frontière de la province de Takhar et celle de Kunduz, à l’ouest». Cette dernière province est contrôlée par la milice des Taliban et constitue leur seul point d’appui au nord de la barrière montagneuse de l’Hindou-Kouch. L’opposition — qui comprend notamment les Hazaras chiites pro-iraniens du Hezb-i-Wahdat, les Ouzbekes du général Abdul Rachid Dostam et les troupes tadjikes du commandant Massoud — tente depuis plusieurs mois d’évincer les Taliban de cette province où vivent de nombreux pachtounes, l’ethnie de la plupart des Taliban. (AFP)
Le mauvais temps a retardé dimanche l’arrivée des secours dans le nord-est de l’Afghanistan, où les sauveteurs ont déjà dénombré plus de 3.300 personnes tuées à la suite du tremblement de terre qui a secoué mercredi la province de Takhar. Les mauvaises conditions atmosphériques qui sévissent dans cette région montagneuse isolée et difficile d’accès ont ainsi empêché plusieurs appareils de survoler ou de se poser dans la zone du tremblement de terre, ont annoncé des sources humanitaires. «Il est vital d’évaluer rapidement la direction générale que doit prendre notre effort d’aide», a déclaré Tarek Elguindi, du programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU, qui est arrivé dimanche à Douchanbé (Tadjikistan). M. Elguindi s’est rendu dans la capitale tadjike avec un autre responsable des Nations Unies...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.