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Actualités - Chronologie

Stagnation de l'économie japonaise

L’économie japonaise continue de stagner et ses perspectives sont incertaines, écrit l’Agence de Planification économique (EPA) dans son rapport mensuel publié vendredi. «On peut constater des signes positifs pour la tendance du marché, comme l’a montré l’évolution de la Bourse récemment, mais le pessimisme des entreprises et des consommateurs a pesé sur les dépenses des ménages et les investissements des entreprises et donc l’économie stagne», peut-on lire dans ce rapport de l’agence gouvernementale, qui a rang de ministère. Alors que l’EPA considérait depuis novembre que l’économie était «au point mort», Akira Furukawa, le responsable de son bureau de recherches économiques, estime maintenant que ce terme n’est plus approprié. Cette expression implique que l’économie va bientôt repartir de l’avant, or les perspectives sont désormais incertaines, observe-t-il. «L’économie bouge à peine et l’on ne sait pas vraiment où elle va», a-t-il reconnu au cours d’une conférence de presse. Il a toutefois affirmé ne pas croire qu’elle allait tomber en chute libre. «Nous ne disons pas qu’elle est en récession et nous ne disons pas qu’elle n’est pas en récession», a-t-il déclaré, avant de préciser qu’une situation de récession s’appréciait sur la durée, alors que les rapports mensuels de l’EPA ont seulement pour objet de rendre compte de la situation de l’économie en temps réel. Jusque-là, Akira Furukawa avait dit ne pas croire que l’économie soit en récession. Dans son tour d’horizon de l’économie nippone, il a notamment évoqué la faiblesse de la consommation des ménages, le ralentissement des dépenses d’équipement et le fort volume des stocks. A propos de la consommation, il a observé qu’après une nouvelle baisse en décembre, elle avait montré des signes de stabilisation en janvier, sans qu’elle semble pour autant sur le point de reprendre. Si les investissements restent abondants dans l’industrie, ils ont fortement fléchi dans les autres secteurs, ce qui se traduit par une baisse dans l’ensemble. Le fort volume des stocks pèse sur la production, a constaté Akira Furukawa, estimant que la hausse mensuelle de 4,3% de la production attendue par le ministère risquait de se révéler difficile à atteindre, vu la faiblesse des livraisons de matériels d’informatique. Le responsable de l’EPA a par ailleurs observé que les établissements financiers faisaient preuve d’une prudence accrue pour l’octroi de crédits, créant une tension des disponibilités de financement, tandis que la situation de l’emploi restait très difficile et que les exportations risquaient de fléchir en raison de la crise économique asiatique. Akira Furukawa a ajouté que le climat des affaires pourrait s’améliorer si le budget de l’exercice 98/99 et les mesures de stabilisation du système financier étaient adoptés sans difficultés au Parlement. S’adressant lui aussi à la presse, le vice-ministre du Plan a estimé que l’économie japonaise pourrait reprendre son redressement après la mise en œuvre des mesures déjà annoncées par le gouvernement, notamment le collectif budgétaire pour l’exercice en cours, les réductions d’impôts ponctuelles de 2.000 milliards de yen et les mesures de stabilisation du système financier. Comme Akira Furukawa, il a reconnu qu’il ne pouvait pas totalement exclure une récession, si, malgré ces mesures, la situation ne s’améliorait pas. Il a par ailleurs jugé prématuré d’envisager des mesures supplémentaires comme un collectif budgétaire pour le prochain exercice, estimant qu’il fallait d’abord s’employer à faire adopter la loi de finances 1998/99. (Reuters)
L’économie japonaise continue de stagner et ses perspectives sont incertaines, écrit l’Agence de Planification économique (EPA) dans son rapport mensuel publié vendredi. «On peut constater des signes positifs pour la tendance du marché, comme l’a montré l’évolution de la Bourse récemment, mais le pessimisme des entreprises et des consommateurs a pesé sur les dépenses des ménages et les investissements des entreprises et donc l’économie stagne», peut-on lire dans ce rapport de l’agence gouvernementale, qui a rang de ministère. Alors que l’EPA considérait depuis novembre que l’économie était «au point mort», Akira Furukawa, le responsable de son bureau de recherches économiques, estime maintenant que ce terme n’est plus approprié. Cette expression implique que l’économie va bientôt repartir de...