A la veille de la descente messieurs, épreuve reine des JO, Michel Vion, le directeur de l’équipe de France de ski, se déclare confiant et compte revenir du Japon avec au moins deux médailles. «Nous avons décroché 13 places sur des podiums lors des épreuves de Coupe du monde cette saison avec sept skieurs, ce qui prouve la force collective de nos groupes», rappelle Vion, ajoutant toutefois qu’il ne veut pas pécher par excès d’optimisme. «Six à sept skieurs français ont les moyens de monter sur un podium dans les semaines à venir dans plusieurs disciplines. Mais l’expérience de Lillehammer nous montre qu’il importe de rester prudent car les Jeux olympiques ont leurs propres règles», précise-t-il. «A Sestrières (aux championnats du monde), nous avons remporté deux médailles et je pense que ce chiffre serait également satisfaisant ici». Sortis de l’ombre de leur chef de file, Luc Alphand, les descendeurs tricolores ont paradoxalement repris des couleurs cette saison. A Kitzbühel, Nicolas Burtin et Jean-Luc Crétier, respectivement deuxième et troisième, ont prouvé qu’ils pouvaient se mêler aux combats des chefs. Certes, lors de l’entraînement à la descente olympique, ni l’un ni l’autre ne se sont montrés sous leur meilleur jour. Burtin a signé le 36e temps et Crétier a été victime d’une chute sans gravité. «La piste en soi n’est pas mal mais elle exige un ski très précis, surtout dans sa partie initiale», a déclaré Crétier, le vétéran de l’équipe tricolore. «J’espère trouver la bonne ligne samedi lors du dernier entraînement». Chez les dames, les chances françaises devraient reposer sur les épaules de la jeune Mélanie Suchet, 21 ans, victorieuse du super-G de Cortina d’Ampezzo le mois dernier. Souvent blessée, victime d’une fracture de la cheville la saison passée et de deux déchirures ligamentaires au genou en 1995-1996, la skieuse de Moutiers pourrait enfin voir son talent récompensé. Révélée à 17 ans par deux places d’honneur successives en descente et une sixième place à Lillehammer, la championne du monde a tout à gagner. En slalom, les espoirs de Leila Piccard sont bien minces. La skieuse des Saisies, médaillée de bronze à Sestrières en mars dernier, n’a brillé qu’une fois cet hiver, lors du slalom parallèle de Tignes fin octobre. Depuis, elle a paru hors du coup et ne semble pas pouvoir rivaliser avec l’Italienne Deborah Compagnoni, championne du monde de la discipline, ou la Suédoise Ylva Nowen, vainqueur de quatre épreuves de Coupe du monde. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats A la veille de la descente messieurs, épreuve reine des JO, Michel Vion, le directeur de l’équipe de France de ski, se déclare confiant et compte revenir du Japon avec au moins deux médailles. «Nous avons décroché 13 places sur des podiums lors des épreuves de Coupe du monde cette saison avec sept skieurs, ce qui prouve la force collective de nos groupes», rappelle Vion, ajoutant toutefois qu’il ne veut pas pécher par excès d’optimisme. «Six à sept skieurs français ont les moyens de monter sur un podium dans les semaines à venir dans plusieurs disciplines. Mais l’expérience de Lillehammer nous montre qu’il importe de rester prudent car les Jeux olympiques ont leurs propres règles», précise-t-il. «A Sestrières (aux championnats du monde), nous avons remporté deux médailles et je pense que ce chiffre...