Le procès du PDG du constructeur automobile français Renault, Louis Schweitzer, accusé d’avoir violé la législation belge lors de la fermeture en 1997 de l’usine de Renault Vilvorde, a repris vendredi matin à Bruxelles en présence de l’industriel. «J’ai eu le souci constant que soient respectées les lois de la Belgique et d’assurer l’avenir de l’entreprise», a déclaré aux journalistes le patron de Renault lors de son entrée dans la 44e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles. «J’ai eu le souci que soient mises en œuvre les mesures d’accompagnement économique et social» de la fermeture de Vilvorde, a-t-il ajouté. Poursuivi pour «entrave à la mission du conseil d’entreprise» de Renault Vilvorde et pour non-respect des conventions collectives belges sur l’information des salariés en cas de licenciement collectif, M. Schweitzer s’est refusé à toute autre déclaration avant la présentation de sa défense «le 25 février». L’arrêt à l’été 1997 de la production de Renault Vilvorde avait été annoncé simultanément le 27 février 1997 à la presse et au conseil d’entreprise de l’usine. Selon la loi, Louis Schweitzer avait l’obligation préalable de consulter «dans un délai raisonnable» les 3.097 salariés de Vilvorde avant toute décision définitive de fermeture. L’annonce de la fermeture de Vilvorde, la plus ancienne usine automobile de Belgique, implantée depuis 1922 dans la banlieue flamande de Bruxelles, avait déclenché un mouvement social dépassant les frontières du pays avec l’organisation des premières «eurogrèves» au sein des usines belge, françaises et espagnoles de Renault. Cinq mois après l’arrêt de la production du site, 1.206 anciens ouvriers, soit 38,9% de l’ensemble du personnel, se trouvent toujours au chômage, selon les derniers chiffres arrêtés au 2 février par la cellule de reclassement mise en place à l’usine. (AFP)
Le procès du PDG du constructeur automobile français Renault, Louis Schweitzer, accusé d’avoir violé la législation belge lors de la fermeture en 1997 de l’usine de Renault Vilvorde, a repris vendredi matin à Bruxelles en présence de l’industriel. «J’ai eu le souci constant que soient respectées les lois de la Belgique et d’assurer l’avenir de l’entreprise», a déclaré aux journalistes le patron de Renault lors de son entrée dans la 44e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles. «J’ai eu le souci que soient mises en œuvre les mesures d’accompagnement économique et social» de la fermeture de Vilvorde, a-t-il ajouté. Poursuivi pour «entrave à la mission du conseil d’entreprise» de Renault Vilvorde et pour non-respect des conventions collectives belges sur l’information des salariés en cas de...
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