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Actualités - Chronologie

Football Can 98 : seize pour une couronne

La vingt-et-unième édition de la Coupe d’Afrique des nations, du 7 au 28 février au Burkina-Faso, s’annonce comme une des plus ouvertes de l’histoire, près de la moitié des seize équipes participantes pouvant prétendre se parer de la couronne africaine au pays des «hommes intègres». Au premier rang figurent les quatre «mondialistes», Afrique du Sud, Cameroun, Maroc, Tunisie. Le Nigeria, cinquième qualifié africain pour France-98, est privé de CAN pour cause de suspension par la Confédération africaine de football. Leur progression sera conditionnée par leur état d’esprit. Soit ils viennent se rôder pour le Mondial en France et n’affichent ici aucune ambition, soit ils abordent ce tournoi avec la volonté d’affirmer leur suprématie continentale. Les «Bafana-Bafana», champions en titre, ont eu une préparation très perturbée et ont rajeuni leur équipe. Ils paraissent relever de la première hypothèse. Les «Lions de l’Atlas», une fois champions d’Afrique seulement (1976), les Tunisiens, jamais sacrés et finalistes en 96 à Johannesbourg, et les «Lions indomptables» camerounais, doubles champions d’Afrique (84, 88), mais qui n’ont rien réussi de probant sur le continent depuis 90, illustreraient plutôt le second cas de figure. Les revanchards Un certain nombre de sélections, éliminées du Mondial 98, vont par contre aborder la compétition le couteau entre les dents. Les «Eléphants» de Côte d’Ivoire, impressionnants sur le papier, les «Blacks Stars» du Ghana, champions d’Afrique à quatre reprises (63, 65, 78, 82) mais dans le creux de la vague depuis une dizaine d’années, la Zambie, l’Algérie, malgré la situation dramatique que vit ce pays, voire la Guinée, ne cachent pas leur ambition. Certains voient aussi le Togo capable de «chatouiller» les meilleurs. Le pays organisateur aura, pour une fois, bien du mal à franchir le premier tour. Pour leur deuxième participation à la phase finale, en 96, les Burkinabé s’étaient inclinés lors de leurs trois matches et ils ont perdu leurs six rencontres éliminatoires pour la Coupe du monde 98. Le «sorcier blanc» Philippe Troussier, qui prendra en main l’Afrique du Sud le 1er mars, s’est fixé pour but de terminer à une des deux premières places qualificatives pour les quarts de finale. Un pari risqué pour le sélectionneur de l’équipe Burkinabé, tombée, de plus, dans un groupe difficile (Algérie, Cameroun, Guinée). Si la logique était respectée, les huit qualifiés pour les quarts de finale devraient être: Cameroun, Algérie ou Guinée (groupe A), Ghana, Tunisie (B), Afrique du Sud et Côte d’Ivoire (C), Maroc, Zambie ou Egypte (D). Une véritable fête Le Burkina-Faso aura cependant démontré qu’un pays parmi les plus pauvres d’Afrique est capable d’organiser une CAN à 16 équipes. C’est une première pour le continent. 15 formations seulement avaient pris part à la précédente édition, après le forfait du Nigeria qui lui a coûté une interdiction de participer aux éliminatoires de la CAN-98. Là se situe la grande victoire de ce pays sahélien situé au cœur de l’Afrique occidentale. «On peut être pauvre et faire les choses bien», souligne ainsi Mohamed Souley, président du comité d’organisation (COCAN) qui compte même dégager un bénéfice de 270 millions de francs CFA (2,7 millions de FF). Un stade a été édifié à Bobo-Dioulasso, la capitale économique du pays, et l’un des deux stades de Ouagadaougou entièrement rénové. La CAN-98 n’aura certes rien à voir avec la précédente en Afrique du Sud. Mais le sens de l’hospitalité légendaire des Burkinabé compensera les manques qui pourraient apparaître lors d’une compétition qui souffrira par ailleurs de la chaleur (environ 35 degrés), ce qui pourrait modifier la donne. Le décor est en place: la 21e CAN devrait bien être une véritable fête africaine. (AFP)L
La vingt-et-unième édition de la Coupe d’Afrique des nations, du 7 au 28 février au Burkina-Faso, s’annonce comme une des plus ouvertes de l’histoire, près de la moitié des seize équipes participantes pouvant prétendre se parer de la couronne africaine au pays des «hommes intègres». Au premier rang figurent les quatre «mondialistes», Afrique du Sud, Cameroun, Maroc, Tunisie. Le Nigeria, cinquième qualifié africain pour France-98, est privé de CAN pour cause de suspension par la Confédération africaine de football. Leur progression sera conditionnée par leur état d’esprit. Soit ils viennent se rôder pour le Mondial en France et n’affichent ici aucune ambition, soit ils abordent ce tournoi avec la volonté d’affirmer leur suprématie continentale. Les «Bafana-Bafana», champions en titre, ont eu une...