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Actualités - Chronologie

La position de la France sur l'Irak a changé, affirme Washington

La France devient plus proche de la position des Etats-Unis sur la crise entre Bagdad et l’ONU, mais la Russie demeure attachée à son refus d’un recours à la force contre l’Irak, a estimé un responsable du département d’Etat. «Nous nous attendons à ce que les Russes continuent à soutenir que la force ne doit pas être utilisée», a déclaré à la presse l’un de ces responsables à bord de l’avion du secrétaire d’Etat Madeleine Albright. «D’autres, à commencer par les Français, ont commencé à réaliser que, sans la menace d’un recours à la force, au moins, Saddam Hussein ne va pas recevoir le message». Le président français Jacques Chirac a fait savoir au premier ministre libanais Rafic Hariri qu’il recevait à Paris «que les autorités françaises feraient passer un message de la plus grande fermeté à l’Irak afin qu’il mesure les conséquences de son refus de coopérer avec les Nations Unies». Le responsable du département d’Etat, qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat, s’est félicité de l’appui de la France à un projet de résolution britannique à l’ONU qui va «envoyer un message ferme» au président irakien Saddam Hussein. Concernant la position des pays arabes qui plaident, pour la plupart, pour une solution diplomatique de la crise, ce responsable a affirmé qu’«aucun des dirigeants arabes ne se tient aux côtés de Saddam Hussein». «Ils (les dirigeants arabes) nous l’ont fait comprendre très clairement», a-t-il ajouté, estimant que le soutien au président irakien dans le monde arabe était «moins fort actuellement qu’en 1991», pendant la guerre du Golfe. Ce responsable s’est déclaré sceptique sur les chances de réussite de la nouvelle tentative russe de convaincre l’Irak de faire marche arrière, ajoutant que tout nouvel engagement de Saddam Hussein à coopérer devrait être «testé». «Il sera nécessaire de tester tout engagement du président irakien à autoriser à nouveau les inspections des sites dits sensibles», a-t-il dit. L’émissaire spécial en Irak du président russe Boris Elstine, Viktor Possouvaliouk, a reçu l’ordre de retourner dimanche à Bagdad pour tenter de convaincre les dirigeants irakiens de revenir sur leur refus d’autoriser les inspecteurs en armement de l’ONU d’accéder aux sites dits présidentiels. (AFP)
La France devient plus proche de la position des Etats-Unis sur la crise entre Bagdad et l’ONU, mais la Russie demeure attachée à son refus d’un recours à la force contre l’Irak, a estimé un responsable du département d’Etat. «Nous nous attendons à ce que les Russes continuent à soutenir que la force ne doit pas être utilisée», a déclaré à la presse l’un de ces responsables à bord de l’avion du secrétaire d’Etat Madeleine Albright. «D’autres, à commencer par les Français, ont commencé à réaliser que, sans la menace d’un recours à la force, au moins, Saddam Hussein ne va pas recevoir le message». Le président français Jacques Chirac a fait savoir au premier ministre libanais Rafic Hariri qu’il recevait à Paris «que les autorités françaises feraient passer un message de la plus grande...