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Actualités - Reportage

France : la SFAC prévoit une croissance du PIB en 1998

La Société Française d’Assurance Crédit (SFAC, groupe Euler) s’attend à une croissance de 3,1% de l’économie française en 1998, un taux supérieur aux quelque 3,0% prévus par le gouvernement et qui place cet organisme parmi les plus optimistes de la place. Parlant d’«une croissance plus assurée et mieux équilibrée en 1998», l’économiste Philippe Chalmin a souligné mardi, lors d’une conférence de presse, que cette estimation prenait en compte l’impact de la crise asiatique dans son périmètre actuel. «Il faut relativiser la crise asiatique car, s’il est clair qu’elle va affecter nos exportations vers cette zone relativement limitée, son impact direct sur la croissance française 1998 ne devrait être que de deux à trois dixièmes pour cent. Et encore...», a-t-il affirmé. Le redressement du dollar, devenu monnaie de refuge de cette zone, devrait d’ailleurs fortement limiter l’impact négatif sur le commerce extérieur. Pour la SFAC, l’année 1998 devrait voir en France un réveil de la consommation des ménages (+2,0% contre + 0,9% en 1997) et un véritable bond de l’investissement des entreprises (+6,0% contre +0,5%). La consommation des ménages n’aura plus à souffrir cette année du contrecoup négatif lié à la disparition des primes qualité dans le secteur automobile et Philippe Chalmin «prend le pari» d’une hausse de 10% des ventes de voitures en France cette année, après sa chute de 19,7% de 1997. Elle serait en outre dopée par des gains de pouvoir d’achat du revenu disponible, en partie liés au ralentissement de l’inflation à + 1,2%, sans oublier l’impact positif de la Coupe du monde de football en France. Cette croissance — la plus forte depuis 1988/ 1989 — ne permettrait cependant pas d’envisager une forte réduction du chômage. Simplement une «lente décrue» que la SFAC chiffre entre 50.000 à 100.000 personnes cette année. La reprise économique s’appuierait d’autre part sur l’investissement. «Nous prévoyons un mouvement de reprise dû surtout aux technologies de l’information, avec la mise à plat des systèmes informatiques pour l’euro et pour le passage à l’an 2000», a déclaré Philippe Chalmin pour qui «un mouvement de fond devrait ainsi prendre son envol». Les conjoncturistes de la SFAC se gardent de tout «optimisme délirant» à travers leur prévision de hausse du PIB de 3,1% en 1998. Mais, pour Philippe Chalmin, «avec un acquis de croissance en début d’année de 2,3 à 2,4%, ceux qui chiffrent la croissance 1998, en moyenne annuelle, en-dessous de ce rythme nous mettent tout simplement en récession quelque part dans le courant de l’année». Ce que le conjoncturiste de la SFAC n’imagine pas. A moins, prévient-il quand même, que la crise asiatique ne s’étende et que «le domino chinois saute». Ou encore que la situation sociale, dérapant sur la question des chômeurs, n’altère le moral des Français; un moral qui semble déterminant puisqu’il accompagne depuis six mois le redressement des indicateurs économiques, dont aucun n’est aujourd’hui mal orienté, a-t-il souligné. Mais il ne s’agit là que d’aléas. La SFAC considère avant tout que la conjoncture française est devenue «plus favorable» et surtout mieux équilibrée avec plus de demande intérieure et d’investissement. Par ailleurs, les douanes annoncent que la balance commerciale de la France a été excédentaire de 10,527 milliards de FF en novembre après un excédent de 17,837 milliards en octobre, en données corrigées des variations saisonnières . Les exportations reculent à 137,370 milliards de FF (contre 149,180 mds de FF en octobre), les importations tombant pour leur part à 126,843 milliards (contre 131,343 mds), précisent les douanes. En données CVS, le solde cumulé totalise 157,438 milliards de FF de janvier à novembre contre 79,258 milliards lors de la même période de 1996. Le solde commercial avec l’Union européenne reste excédentaire, mais diminue de moitié à 4,377 milliards de FF contre 9,958 mds en octobre, le solde devenant même négatif avec l’Allemagne (-0,976 milliard contre + 0,832 milliard en octobre). Les échanges avec le Japon restent pour leur part déficitaires (-2,034 mds contre -2,151 mds) tout comme ceux avec les Etats-Unis (-3,946 mds contre -3,587 mds). Au mois de novembre, douze Airbus ont été vendus pour 4,853 milliards de FF contre huit Airbus en octobre pour 4,103 milliards. (Reuters)
La Société Française d’Assurance Crédit (SFAC, groupe Euler) s’attend à une croissance de 3,1% de l’économie française en 1998, un taux supérieur aux quelque 3,0% prévus par le gouvernement et qui place cet organisme parmi les plus optimistes de la place. Parlant d’«une croissance plus assurée et mieux équilibrée en 1998», l’économiste Philippe Chalmin a souligné mardi, lors d’une conférence de presse, que cette estimation prenait en compte l’impact de la crise asiatique dans son périmètre actuel. «Il faut relativiser la crise asiatique car, s’il est clair qu’elle va affecter nos exportations vers cette zone relativement limitée, son impact direct sur la croissance française 1998 ne devrait être que de deux à trois dixièmes pour cent. Et encore...», a-t-il affirmé. Le redressement du...